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Paperasses emmerdantes [Pv Rhyme]

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Tempérance P. Van Enlise
Lieutenant de Police
Âge : 24
Féminin
Matricule : Gouvernemental
Profession : Lieutenant
Analyses : 64
Double-Identité(s) : Coralyne J. Marescotti
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Sam 8 Aoû 2015 - 20:58





₪۩۞۩Rhyme West₪۩۞۩₪

Paperasses emmerdantes

"Posez ça-là et ne me cassez pas les pieds !"


J'espérais qu'il allait s'étouffer avec son beignet et qu'il allait enfin se taire.

Pas que je n'aimais pas mon boss -bien que la notion "apprécier quelqu'un" était très relative-, juste que j'aurais préféré qu'il choisisse un autre jour pour venir me pourrir la vie avec ses problèmes de disparition de stylo. Il n'avait pas un meurtre à élucider celui-là, au lieu de s'inquiéter de la vie secrète de son matériel de bureau ?

J'avais une tonne de rapport à faire et il venait me pomper l'air. J'avais renvoyé mes hommes pour qu'ils puissent terminer leur rapport et profiter d'avoir un peu la paix pour me détendre quand Stross avait débarqué, soucieux de mon équipement de bureau. Et le pire du pire, c'était qu'il le pensait vraiment. J'avais coupé la lecture de ses pensées où moment où il commençait à me trouver assez impolie. Voilà, c'est ce que je voulais, que ce gros plein de soupe me trouve assez impolie pour qu'il aille raconter ses histoires à quelqu'un d'autre. En plus de ça, il mettait du sucre partout sur sa chemise blanche et dont je percevais chaque grain qui tombait avec une précision hypnotisante.

Finalement, cette entrevue se termina avec une pensée qui résuma parfaitement bien la situation :

"Une chose est sûre, ce n'est pas par sa politesse qu'elle brille..."

Satisfaite, j'ouvris une brique de jus de pomme et sirotais longuement avant de la reposer. Je m'étirais un bon coup, puis attrapais mon dossier. J'avais enfin réussi à mettre la main sur mon stylo quand mon téléphone vibra. Je soupirais d'exaspération et l'attrapais sans regarder, tout en griffonnant quelques mots clefs sur une feuille blanche à côté du dossier.

- Lieutenante Van Enlise.
- Ici le Sergent Rolls, je vous informe qu'un membre d'Aurora Corp. va venir récupérer le procès verbal de l'affaire IRISH d'ici quelques minutes. Grésilla la voix du Sergent Rolls, une femme que je connaissais vaguement.
- Pourquoi on ne l'a pas faxé ?
- Panne. Je suis désolée de vous incomber cette tâche, mais vous êtes la plus proche des archives.
- Je le ferais cette fois. Mais que ça ne devienne pas une habitude, je ne suis pas une secrétaire.

Je raccrochais sans attendre la réponse et ne souhaitant pas débattre plus longtemps. Heureusement pour moi, j'avais déjà photocopié le procès verbal pour compléter le dossier et ça m'emmerdait de devoir aller en refaire une. Pour me donner bonne conscience, je l'inscrivis sur un post-it, même s'il n'y avait aucune chance que j'oublis.

Donc, un membre d'Aurora Corp. allait passer dans mon bureau. Quelle nouvelle réjouissante. Finalement, je préférais quand Stross venait me parler de ces trombones, parce que je ne supportais pas ces gens-là. La bouche en cœur avec des étoiles pleins les yeux, heureux comme une nonne dans son couvent car ils étaient sous la protection de la fabuleuse société miracle. Des attardés, surtout.

Je me demandais bien pourquoi ils voulaient le procès verbal de l'affaire IRISH. C'était juste un dealer de drogue qui avait pris en otage la famille de son fournisseur contre de la came. Enfin, je m'en foutais pas mal. J'avais des choses plus urgentes que de savoir pourquoi ils s'intéressaient à lui, même si je me doutais que ce type risquait de disparaître s'il leur plaisait. Ce que je ne lui espérais pas, même s'il avait tué son fournisseur.

Je m'apprêtais plonger enfin dans mon rapport quand on toqua à la porte. Décidément, y avait que les cadavres pourrissants chez le légiste qui avaient la paix dans ce foutu commissariat.

- Entrez.


                 
©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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Rhyme West
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Sam 8 Aoû 2015 - 23:08
Combien de fois avait-elle répété que l’on ne cessait de lui confier des missions qui ne correspondaient pas à ces prédispositions ?

Comme d’habitude, on ne l’écoutait pas. Et comme d’habitude, Rhyme se trimbala jusqu’au lieu de sa prétendue mission en marmonnant des injures dans sa barbe. Elles étaient dirigées à la Terre entière. Depuis quand devait-elle faire la coursière ? C’était une nouveau stupide qui ne manquait pas de mettre à rude épreuve son éternelle patience. Déjà bien limitée. Ainsi, après avoir semé la pagaille sur les axes principaux de Alpha, la jeune femme avait grossièrement stoppée sa voiture pile devant l’adresse indiquée sur son ordre de mission : un commissariat. Banal, comme n’importe quel autre.

Sac sous le bras, Rhyme s’extirpa de l’habitacle sous le regard faussement indigné des passants et des flics qui se tenaient devant la porte du commissariat. Les fusillant du regard, la jeune femme gravit les quelques marches qui séparaient le trottoir et la porte d’entrée du commissariat. Elle colla son badge d’identité agrafé à sa chemise sous le nez des vigiles, qui la laissèrent passer sans un mot. Cela lui évitait de parler. Et cela leur ôtait toute envie de lui retirer son permis pour l’avoir vu rouler au delà des limitations de vitesse appliquées en Ville. L’un de ses rares plaisirs - outre le fait de faire grincer les dents de ses Supérieurs - était de ne pas respecter les ridicules lois mises en application dans le pays. Après tout, sa vie entière consistait à passer au dessus de cela. Et il était mieux d’accepter les choses ainsi.

Une dernière fois, la jeune femme s’assura que le bandage qui entourait son œil gauche était suffisamment serré - pour ne pas qu’on la questionne quant à l’étrange apparence de sa pupille. Elle passa sa main dans ses cheveux en pagaille, et erra durant quelques minutes dans ces locaux bien différent à ceux de Aurora. Rechignant toute aide extérieure, elle finit par trouver d’elle-même le bureau de son intéressée. Elle frappa à la porte - uniquement pour la forme, et entra au moment même ou la personne le lui permit.

- Salut, fit-elle d’un signe de main nonchalant à la Lieutenant. Rhyme West, envoyée du Gouvernement.

Elle s’approcha, posa ses mains sur le bureau de Tempérance, et attendit. Sa seule chance du jour était qu’elle vienne récupérer ce dossier à la con chez cette femme - non pas chez un pleurnichard corrompu qui grouillait dans ce commissariat. Elle avait déjà croisée la Lieutenant de loin, sans plus. Elle s'était déjà présentée à cette dernière, mais sans plus. Loin d’apprécier les rapports sociaux, force était de constater qu’elle l’aimait bien, cette rouquine. C’était une femme forte qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, et qui savait se faire respecter. Des gens comme cela, Rhyme n’en voyait plus beaucoup. Et c’était les seules personnes qui parvenait à se faire difficilement une place dans son estime.

- Vous avez votre stupide dossier d’affaires ? Ce n’est pas que je vous aime pas, mais ces conneries me font perdre mon temps. Je déteste jouer les factrices pour des crétins incapables de se déplacer d’eux-mêmes.

Au moins, elle avait le mérite d’être sincère, malgré l’impatience qu’elle ne cachait pas. Être entourée de pseudo-forces de « l’ordre » lui collait presque des frissons. Des imbéciles, comme tous les autres. En plus, elle avait bien autre chose à faire que de jouer au chien qui rapportait gentiment son nonosse à ses Supérieurs. Vraiment. N’importe quoi.


Rhyme s'égosille en PineGlade

I look inside of myself and try to find someone else,
Words turn into blood and the blood keeps on pourin',
Am I a woman or a beast it's mother nature at least,
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Tempérance P. Van Enlise
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Sam 8 Aoû 2015 - 23:40





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Paperasses emmerdantes

"Posez ça-là et ne me cassez pas les pieds !"



Rhyme West.

Je l'avais croisé deux trois fois et le moins qu'on pouvait dire, c'était que c'était quelqu'un. Le genre de personne que j'aime. Simple, directe, la demoiselle que j'avais devant moi était un de ces fameux nouveaux cobayes d'Aurora. J'avais un jour saisi quelques sombres pensées au détour d'un couloir et j'avais noté l'information dans un coin de la tête. Un pion ou une victime, je trouvais que cette femme avait du chien contenu de tout ce qu'on lui faisait subir. Franchement, sa façon d'emmerder ses patrons était classe.

"...seules personnes qui parvenait à se faire difficilement une place dans mon estime..."

Je souriais intérieurement. Comme quoi, la jeune femme n'en pensait pas moins de moi. J'avais sans doute le mérite de ne pas faire de cadeaux aux gens et de me faire obéir, ce qui pour une femme n'était pas facile et encore moins une rousse. Je n'irais pas jusqu'à dire que parfois c'était plus dur que d'être dans leur laboratoire, mais il y avait du niveau par moment.

- Vous avez votre stupide dossier d’affaires ? Ce n’est pas que je vous aime pas, mais ces conneries me font perdre mon temps. Je déteste jouer les factrices pour des crétins incapables de se déplacer d’eux-mêmes.

Je ne pus m'empêcher un sourire amusé. En plus d'être marrante, elle avait un sale caractère dont je savais apprécier l'art. Je sentis que nous allions bien nous entendre sur ce point : c'était tous des boulets qui ne savaient pas faire les choses par eux-mêmes. Je me demandais parfois qui dirigeait ce pays : les hommes politiques qui ne savent pas faire marcher une photocopieuse ou le peuple dont ils ont modifiés la plupart ? La réponse ne devrait pas tarder à se faire sentir, de toute façon.

"...bien autre chose à faire que de jouer au chien qui rapportait gentiment son nonosse à ses Supérieurs."

- Et moi les secrétaires. Ils me prennent la tête en nous refilant le taff de gens payés pour faire ça juste parce que le scanneur ne fonctionne pas.

J'ouvris mon tiroir et cherchais le dossier IRISH avant de sortir le procès verbal qui faisait au moins une quinzaine de pages et que j'allais devoir imprimer à nouveau. Tout ça pour les beaux yeux d'un mec qui avait le pouvoir de nous demander des conneries comme ça. J'étais d'accord avec West, bien qu'on soit des chiens de ces enfoirés, faut pas qu'ils nous prennent pour des demeurés non plus.

Je sortis une chemise en carton avant d'inscrire le nom du dossier et son contenu, histoire de ne pas recevoir une notre de mon supérieur comme quoi tout document sortant d'un dossier doit être protéger des regards indiscrets et puisse être identifiable pour facilité son rangement . Mon œil, c'est juste pour utiliser ces fichus chemises en carton dont la secrétaire avait commandé par erreur plus d'une demi-tonne. Fallait bien trouver comment rentabiliser le déficit budgétaire de ce commissariat fauché. Temps qu'ils touchaient pas à mon salaire, je voulais bien utiliser leur fichu chemise en carton.

Je jetais le dossier sur mon bureau, en face d'elle, soudainement agacée. Je n'allais pas pouvoir me remettre au travail parce que j'allais bientôt tomber de fatigue et je n'avais pas avancé d'un pouce. En plus de ça, je n'avais plus de brique de jus de pomme et je commençais à avoir faim. Si Stross ne m'avait pas retardé, j'en aurais déjà fini avec ce rapport à la noix et si mes supérieurs avaient une intelligence aussi développé que la mienne ou celle de West, on ne serait pas là à faire leurs emplettes.

Je jetais un coup d'œil à Rhyme. Je comprenais tellement bien son agacement et j'avais bien envie d'aller cracher sur les gens avec quelqu'un.  

- J'en ai ma claque pour aujourd'hui. Un café, ça vous dit ? Pas un de la salle de repos, ils sont dégueu.

Qu'elle dise non ou qu'elle dise oui, j'avais pris ma décision. Ils pouvaient tous aller se cuire un œuf, j'avais envie d'un bon café et de rentrer à mon appartement pour prendre un bain et me glisser dans mes draps.

Au diable la paperasse.  


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Rhyme West
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Lun 10 Aoû 2015 - 20:07
Elle empoigna le dossier dans les mains, et jeta un regard désabusé à ce dernier. Elle avait dû se déplacer pour ça, vraiment ? Sérieusement ? Rhyme poussa un soupir, malgré le sourire qui ne quittait pas ses lèvres. Tempérance avait le mérite d’illuminer cette journée de merde.

- J’accepte votre offre avec plaisir. J’ai du temps à perdre à perdre aujourd’hui.

A vrai dire, elle venait de décider cela à l’instant. Rhyme glissa la pochette cartonnée dans son sac, coincé entre son bras et son corps, avant d’attraper un paquet de cigarette coincé dans un coin de son sac. Elle tapota le paquet un moment, attendant qu’une cigarette daigne se dégager du lot. Rhyme en profita pour parcourir le bureau de la Lieutenant du regard. C’était un simple commissariat. Étrange que le Gouvernement lui-même ait demandé à l’Informatrice de récupérer un dossier banal dans un lieu pareil. Ils n’avaient donc que ça à faire ?

- Le dossier d’un dealer de drogue, hein... J’ai l’étrange impression que nos Supérieurs voulaient se donner bonne conscience, s’ils tenaient tant à le récupérer.

Elle pensait à voix haute, mais cette simple idée la fit ricaner. A moins que ce dossier soit plus important qu’elle ne l’imaginait.

- Enfin bref, cette histoire me casse les pieds. Je vous offre votre café, Van Enlise.

Pour le peu de peine que Rhyme possédait encore, elle éprouvait une certaine compassion envers cette femme, obligée de se coltiner des idiots à toute heure de la journée. Même quand le monde vacillait, on en trouvait encore à tous les coins de rue. C’en devenait dramatique, quand même. Rhyme adressa un petit signe de main à Tempérance, et sortit la première du bureau de la Lieutenant sous le regard des quelques policiers qui s’activaient dans le hall d’entrée. Il y avait quand même des policiers qui parvenaient à ne rien faire. Tu parles de forces de l’ordre. Bon à rien foutre. Une phrase qui manqua de franchir les lèvres de la jeune femme, qui finit par se retenir en poussant un soupir agacé pour évacuer sa nervosité. Pas besoin de gaspiller sa salive pour n’importe quoi.

L’informatrice franchit les lourdes portes du commissariat et descendit les marches deux à deux, talonnée par Tempérance.

- Ca ne vaut pas une voiture de police... commença-t-elle en tapotant la toiture de sa voiture, avant d’ouvrir la porte du côté conducteur. Mais elle est pas mal dans son genre.

Nouveau sourire désinvolte, tandis ce que Rhyme s’engouffre dans l’habitacle.

- J’espère que vous n’avez pas le mal des transports.


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Tempérance P. Van Enlise
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Mar 11 Aoû 2015 - 12:31





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Paperasses emmerdantes

"Posez ça-là et ne me cassez pas les pieds !"



Je fermais à clef mon bureau, m'assurant que j'avais bien ma plaque et mon Beretta à ma ceinture. Très honnêtement, ma plaque me servait bien plus que mon Beretta. On grillait plus de file d'attente avec ce blason à la ceinture.

Je traversais le commissariat en compagnie de West, saluant quelques collègues un peu moins crapuleux que les autres. Sur la brochette que je croisais, je dirais que seulement 1/3 travaillait honnêtement et qu'ils aimaient ce qu'ils faisaient. Le reste, c'était les poivrons trop grillés sur la brochette. Penser nourriture me donnait faim. Je n'avais pas vue un vrai repas depuis un moment, me contentant de quelques muffins ou salades qu'on me rapportait par-ci, par-là. En ce moment, ce n'était pas le boulot qui manquait avec la montée de la faim.  

"Tu parles de forces de l’ordre. Bon à rien foutre."

West qui était près de moi avait pensée tellement fort que même en étant en mode "veille" je l'entendis. Cela me fit sourire premièrement, puis désespérée. C'est dommage, parce que mon métier me plaisait, mais dans un contexte gouvernemental comme ça, c'est clair qu'on avait rien à faire de concret. Cela ne me faisait pas plaisir de faire semblant d'arrêter des criminels qui n'étaient pas les bons.

Ma compagne de café s'arrêta devant une voiture, garée bizarrement devant le commissariat. C'était culotté et j'aimais beaucoup ce côté effronté de la jeune femme. Les rares fois où je l'avais croisé, les quelques regards qu'on s'était échangé m'avait mis de bonne humeur (et aussi ses pensées destructrices).

- Ça ne vaut pas une voiture de police... Mais elle est pas dans son genre.

J'eus un sourire entendu. J'aimais bien les voitures. J'avais bossé dans une casse après mon évasion de mon laboratoire clandestin, le temps trouver une situation stable. Je m'y connaissais donc pas mal car j'avais pensé d'abord prendre la voix de la mécanique avant de me rendre compte que je cassais trop de boulons à quand j'étais fatiguée. Je ne maîtrisais pas encore ma force à l'époque. Maintenant qu'elle me montrait fièrement sa voiture, je pouvais confirmer qu'elle ne payait pas de mine, mais qu'elle en avait sans aucun doute sous le capot.

- J'espère que vous n'avez pas le mal des transports.

Cette fois-ci, j'éclatais de rire.

- Oh, c'est une religion chez les flics, de conduire aussi mal que ceux qu'ils poursuivent.

Je pris place dans la voiture et quelques minutes plus tard, je ne regrettais pas cette excursion. Dire Rhyme West conduisait mal était un euphémisme. Je pensais sincèrement que si je l'avais croisé en train de conduire comme ça, je ne me serais pas déranger pour la poursuivre et lui coller une amende. La course aurait été très divertissante.

Elle se gara devant un café que je connaissais bien parce que j'allais souvent déjeuner par-là, étant sur la route du travail. Je descendis de la voiture et poussais la porte qui fit tinter la clochette. Dernière le comptoir, Rose s'afférait à servir un beignet à un client. Quand elle redressa la tête de sa caisse et me salua gaiment.

- Bonjour Lieutenant Van Enlise !

Comme d'habitude, elle venait de jeter un froid dans le café. Un flic qui arrive n'était jamais bon signe, qu'on ait quelque chose à se reprocher ou non. Et même si c'est pour prendre un café. J'aimais bien ce sentiment de malaise quand j'arrivais et d'ailleurs certaines pensées des clients me renforçaient dans l'idée que tous n'avaient pas patte blanche. Je répondis d'un signe de tête à Rose.

- La même chose que d'habitude, Rose.

Je me tournais vers Rhyme, l'invitant du regard à commander aussi en même temps que je pris place dans un coin de la salle que j'aimais bien, car tout le monde était visible.

"En voilà une drôle de dame... J'avais rarement vue des flics aussi tatoués."

Je jetais une œillade au voisin de la table qui sirotait son jus d'orange avec un muffin. Il était grand, blond et assez séduisant. Très honnêtement, je serais peut-être aller à la pêche si je n'avais pas eu la flemme et je préférais mille fois la présence de West. Je me tournais d'ailleurs vers celle-ci.

- Alors, dure journée pour Corp. ? J'espère au moins que la paye va avec.

Je jouais un peu sur un terrain glissant. Les cobayes ne touchaient presque rien et avait juste le droit de retourner dans leur cage en fin de journée. Mais je voulais connaître un peu mieux le fonctionnement aujourd'hui. Je n'avais croisé que sept ou six cobayes ces dernières années, mais je n'avais jamais pris de café avec aucun.

J'avais hâte de connaître certaines réponses.

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Rhyme West
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Mar 1 Sep 2015 - 21:16
Elle avait besoin d’un café, rien de plus. Après l’avoir fait comprendre à la gérante du comptoir, Rhyme croisa les jambes et posa un coude sur le dossier de sa chaise, avant de jeter un coup d’œil aux alentours. Nonchalante. Foudroyant du regard toute personne qui avait le malheur de poser ses yeux sur sa personne. A la question de Van Enlise, la jeune femme tourna la tête en sa direction avant de lui adresser un sourire aux limites du sarcasme.

- Comme d’habitude. On fait aller.

Inutile de préciser que le mot « paye » n’existait plus dans le vocabulaire des Agents Gouvernementaux et des Cobayes. Distraitement, Rhyme passa une main sur son visage tiraillé par la fatigue. Elle avait l’habitude de faire des nuits blanches, mais les choses se compliquaient de plus en plus en ce moment. D’une part, parce qu’un certain Chef de gang lui torturait la tête. Et elle ne manquerait pas de lui coller une tarte la prochaine fois qu’elle le croiserait. D’autre part, parce qu’on lui collait toujours plus d’assassinats sur le dos. Et elle manquait plus d’une fois de péter un câble lorsqu’on lui filait le profil d’un gêneur. Sous couvert du très célèbre « informe toi et débarrasse toi de tout gêneur ». Ouais, bien sûr. Il la testait, c’était certain. Rhyme ne voyait pas les choses autrement. Elle n’avait pas été formatée pour tuer. Et elle avait la furieuse impression d’être suivie par les âmes de tout ceux qu’elle descendait sur son chemin, jusque dans ses rêves qui se transformaient inéluctablement en cauchemars. Mais c’était le prix à payer. Sa vie contre les autres. Elle s’était déjà sacrifiée pour le plus grand nombre, pas la peine d’exagérer non plus.

Une tasse de café apparut alors dans son champ de vision. Un peu plus, et elle aurait entendu le claquement sec des pensées qui venaient de s’interrompre dans sa petite tête déjà bien torturée. Sans un regard envers la personne qui avait apporté sa tasse, Rhyme leva pourtant une main en guise de remerciement avant d’attraper la hanse de sa tasse et de la porter à ses lèvres. Elle vida la moitié de sa tasse d’une traite, sans prêter attention au liquide qui lui brûlait la gorge.

- Et vous ? demanda t-elle à Tempérance en posant sa drogue dans sa soucoupe. J’imagine que vous devez bosser dans un véritable cirque à longueur de journée.

Un temps. Rhyme se mit à fixer un point par delà la fenêtre qui se trouvait à proximité. Vaguement lasse, elle glissa une cigarette entre ses lèvres sans daigner l’allumer. Un automatisme, comme d’habitude. Détaillant du regard les immeubles en béton grisâtres et mal fichus, elle compta les secondes de silence qui s’égrenaient, uniquement ponctuées par le bruit désagréable des tasses qui s’entrechoquaient et des bouts de discussions que Rhyme arrivait à percevoir. Elle poussa un soupir, et sortit son briquet de sa poche pour allumer sa cigarette.

Un clic. La faible flammèche disparut en une fraction de secondes.
Au second clic, le violent claquement d’une porte contre un mur fit sursauter d’effroi l’entièreté du café. Rhyme y comprit. Son briquet dérapa, et brûla une infime partie de la paume de sa main. Furieuse, elle eut un tic du sourcil en observant alternativement sa main et son briquet. Sans prêter ne serait-ce qu’une once d’attention aux trois crétins qui venaient de pénétrer dans le café, armes à la main.

- Vos gueules ! Mettez-vous à plat ventre ! Le premier qui bouge verra sa cervelle éparpillée sur le sol !

Femmes, gamins, gérantes et hommes se jetèrent au sol. Du moins, presque tout le monde. Tempérance et Rhyme n’appartenaient pas à cette liste. Quelques secondes après avoir donné leurs ordres, les preneurs d’otages braquèrent leurs armes en direction des deux jeunes femmes. Ils tirèrent en direction de leur table, sans doute dans le but d’intimider. Entraînant la mort imminente de la tasse de Rhyme, et de celle de Tempérance.

- Salopes ! Vous êtes bouchées ou bien ?!

Silence. Rhyme tourna lentement la tête, jusqu’à croiser le regard d’un des trois preneurs d’otages.

- Dites moi, les pseudos racailles...

Elle ne leur laissa pas le temps de répondre, tendant lentement sa main qui serrait son briquet en leur direction.

- Vous m’avez mis de très mauvaise humeur... j’ai pas pu allumer ma clope à cause de vous... vous avez osé attenter à la vie de ma tasse de café...

En son statut d’Agent Gouvernemental, elle n’avait pas peur. De toute façon, elle n’avait peur de rien. Et elle ne serait pas la première à lâcher l’échange de regards entre ceux qui venaient de gâcher une journée qui s’annonçait tranquille. Si ses yeux avaient été des mitraillettes, les sujets de son observation se seraient transformés en passoire depuis bien longtemps.

- Mais le pire, c’est que vous avez osé me donner un ordre... Vous cherchez les emmerdes. Définitivement.

Elle n’avait peur de rien, en effet. A moins qu’il ne s’agisse d’une attitude plus désinvolte qu’autre chose.


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Mar 8 Sep 2015 - 13:49





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Paperasses emmerdantes

"Posez ça-là et ne me cassez pas les pieds !"


Je le savais avant même qu'ils sortent leur arme.

A vrai dire, ce n'était pas très malin de crier "On va faire hold-up, on va faire hold-up !"-et ceci, même dans sa tête- avant même d'avoir mis les pieds dans le café. En même temps, pas trop besoin de lire dans les pensées pour remarquer la bosse dans la poche arrière de leur pantalon ou leur regard anxieux et nerveux. Si j'avais vraiment voulu, j'aurais bipé mes collègues, mais à ce moment-là je terminais de boire une gorgée de mon thé au jus de pomme. Peut-être aurais-je dû être un peu plus inquiète, mais il y avait deux cobayes dans ce café, alors autant dire une armée à elles deux seules. Et ce n'était pas trois imbéciles qui allaient vraiment changer quelque chose. Même une balle dans la tête restait accessoire, c'était douloureux mais il y avait pire.

Je m'assurais de la position des otages. Il n'y avait de ce que côté-ci que le beau mec qui me lorgnait tout à l'heure, West et moi-même. L'homme avait déjà filé sous la table et il ne restait plus que nous deux. Quand l'un des types tira dans la tasse de café de West, je crus sentir la table trembler sous l'effet de la rage. Très honnêtement, j'avais beau être génétiquement modifié et ne pas craindre grand-chose, je devais dire que mettre un cobaye en colère n'était pas vraiment la chose la plus rassurante qu'on pouvait faire. En l'occurrence, j'étais contente de ne pas être à la place de ce pauvre type.

Malheureusement pour moi, même si ça aurait été un plaisir de laisser un agent d'Aurora le mettre en charpie, il y avait trop de témoins et trop de paperasses à faire pour ce genre de chose. Même si, nous serions tous morts dans les trois prochains jours si West décidait d'abuser de la force, ce que je ne voulais pas tellement.

"Bordel, elles obéissent pas... Qu'est-ce qu'on va faire ? Faut les forcer à obéir !"

Je jetais ma plaque de police sur la table pour bien lui montrer à qui il avait à faire. Je le vis pâlir tout de suite.

"Bordel... Une flic !"

Je lui offris un sourire.

- Poses ce jouet mon grand. Tu vas finir par blesser quelqu'un.
- Les mecs, c'est un flic ! S'étrangla l'autre à l'arme.

"Bonne déduction, Watson. La prochaine fois, je te l'écris même, si tu veux...

Un des deux types s'approcha de moi et me demandais de me lever. Je soupirais et obtempérais pour la forme, malgré le fait que je sentis sa main glisser le long de ma cuisse pour récupérer mon arme. Bien que la menace de l'autre avec son flingue m'emmerdait, je remis une mèche de cheveux en place.

- West.

A mon ton, elle devait comprendre que je passais à l'offensive. A vrai dire, je n'attendis pas de réponse avant d'envoyer mon genou dans les côtes de l'homme qui me fouillait. Je fis exprès d'y mettre un peu plus de force que de normal pour lui entendre le "crac" de ses côtes. Sans attendre, je le poussais sur le côté au moment où il s'écroulait et me ruais à vitesse un peu plus rapide sur l'homme rester en fond. Je laissais à West le loisir de s'occuper du dernier.

Celui-là luttait bien. Mais à chaque coup qu'il essaye de donner, je le parais en le lisant dans ses pensées. C'était parfois assez barbant d'anticiper de trop. Mais quand il sortit le couteau, je dû me rendre à l'évidence que c'était un idiot qui ne pensait pas à grand chose à part "je vais la butter" et l'arme se loger dans ma hanche.

"Je l'ai eu !"

Je regardais mon débardeur s'imbiber de sang et je sentis la douleur venir me tirer. Je n'y ai été pas spécialement sensible, mais c'était assez désagréable de se faire poignarder. Les cris horrifiés des gens me forcèrent à faire semblant d'avoir mal et de grimacer. Au moment où l'autre chargea, je me redressais vivement et lui balançais une droite qui l'envoyait valser contre les tables. Il brisa une chaise dans sa chaise et s'écroula, K.O.

"Oups, peut-être un pouce trop fort pour une humaine..."

Je posais ma main sur la plaie et me tournais vers West, pour voir où elle en était. En fait, il fallait surtout que je me charge d'évacuer les civils et de me barrer pour soigner ma plaie. Il fallait à tout prix éviter l'hôpital.

Soudainement, la perspective de me faire coincer par des médecins dubitatifs face à ma guérison rapide me fit serrer la mâchoire. Je devais partir et vite.

Quitte à demander à West de me couvrir.


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©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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Rhyme West
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Matricule : Gouvernemental
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Analyses : 257
Double-Identité(s) : Jeremy Arkeley.
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Sam 13 Fév 2016 - 16:39

Hors RP:
 

[justify]Sérieusement, c’était une blague.

Les idiots priaient. Rhyme quant à elle, préféré s’adonner à des injures destinées à cet abruti qu’était le Destin. Si elle était vue comme une lunatique au possible, ce n’était pas pour rien. Il y a quelques minutes, elle se fondait dans la masse des humains normaux. Maintenant, elle ressemblait juste à une furie. C’était comme lui confisquer ses cigarettes ; un attentat au bon sens et à la survie du peuple. Après avoir déchiffré le signal de Tempérance, elle l’observa agir en souriant vaguement. Lorsque cette dernière s’éloigna pour s’occuper de l’idiot resté à l’écart, la jeune femme jeta un coup d’oeil en direction du preneur d’otage que lui avait laissé Van Enlise. Il lui avait tourné le dos, comme s’il s’apprêtait à fuir pour aller s’occuper d’un individu bien moins entreprenant.

Rhyme souriait. Et sous l’oeil ahuri des quelques personnes qui se tenaient à proximité, la jeune femme s’approcha de l’homme, posa une main sur son épaule et lui adressa un sourire amusé. Presque dragueur.

- Ca.

Sans lui laisser le temps de répondre, Rhyme prit une brusque impulsion et décrocha son coude dans la mâchoire du dernier preneur d’otages.

- C’est pour ma tasse de café.

Lorsque l’homme s’écrasa à terre, la jeune femme se frotta les mains et tourna la tête en direction de Tempérance, vaguement frustrée.

- [color#CCCC99]Dites, vous m’en devez une. Parce que c’est pas particulièrement sympa de me laisser un seul zigoto, quand vous vous occupez des deux autres.[/color]

En posant son regard sur la policière, Rhyme crut remarquer une blessure au niveau de sa hanche. Elle haussa un sourcil, et se rappela vaguement d’avoir entendu des cris de terreurs de la part des civils il y a peu. En voulant se rapprocher de Van Enlise, elle crut percevoir un mouvement au bord de son champ de vision. Trop pressée qu’elle était de finir cette mission, elle n’avait pas remarqué qu’un des preneurs d’otages venait de se relever. Sans doute pas celui qu’elle venait d’assommer, mais sur le moment, elle ne le vit pas tout de suite. La seule chose qu’elle sentit, ce fut une vive douleur. Une dans le dos, puis dans l’épaule et à l’arrière de la tête, lorsqu’elle s’écrasa au sol et que l’homme exerça une pression sur sa mâchoire. Rhyme n’était pas spécialement surprise de la situation, ni par la douleur. Il n’y avait que le goût métallique du sang imprégnant sa bouche qui la dérangeait. Mais elle ne put s’empêcher de foudroyer l’homme du regard tandis qu’il braquait une arme sur la tempe de Rhyme. Il venait sans doute de lui piquer la sienne.

Elle reconnut l’homme aux côtes cassées, et se surprit presque à le voir encore debout.

- Aurora Corporation...

Sans doute venait-il de lire l’étiquette sur la chemise de Rhyme. Elle haussa un sourcil, malgré sa position délicate.

- Ma femme est à Aurora Corporation.

- Ça me fait une belle jambe.

La pression sur sa mâchoire s’intensifia.

- Ça fait des mois que je n’ai plus de nouvelles d’elle. Des mois que vos putains de taxes me ruinent, souffla t-il d’un ton chargé de colère.

Ce qui devait expliquer que la stupide idée de braquer ce bar soit passée dans son crâne. Rhyme ne répondit rien, se contentant de fixer l’homme d’un air vaguement las. Il tremblait, sous le contrecoup de la douleur et des souvenirs, sans doute. Elle entendait une certaine agitation autour d’elle, qui pour on ne sait quelle raison, lui était indifférente. L’homme s’était mit à parler de plus en plus bien, si bien qu’il n’y avait que Rhyme pour l’entendre - et sans qu’elle ne le sache, Tempérance.

- C’est quoi le nom de votre femme ?

En quoi ça t’intéressait ?
Le braqueur fixa Rhyme durant quelques secondes, avant de répondre.

- Serena.

Un simple « oh » s’échappa de la bouche de Rhyme. Bien que son attention était sincère, elle ne put s’empêcher de profiter de la situation en sentant l’homme relâcher la pression qu’il exerçait sur elle. Rhyme fit un calcul rapide, et profita de sa baisse d’attention pour tendre lentement le bras en sa direction.

- Ce n’est pas comme ça que vous la retrouverez. Vous feriez mieux d’occuper votre temps libre à quelque chose de plus productif.

Sur ses mots, Rhyme attrapa brusquement le bras de l’homme, fracassa son pied sur son ventre, et le balança par-dessus elle jusqu’à entendre un bruit sourd au dessus de sa tête. Faisant de son mieux pour ignorer une insupportable douleur lancinante, Rhyme bondit sur ses pieds et épousseta ses habits, en jetant un coup d’oeil agacé aux alentours. Tant mieux pour elle, personne n’était blessé. La jeune femme rajusta sa veste dans le plus grand des naturels, et extirpa de sa poche une paire de menottes, qu’elle enfila à l’ex-preneur d’otage. En continuant de le maintenir au sol, elle adressa un sifflement agacé au brouhaha anxieux qui régnait dans le café.  

- Arrêtez de piailler. Vous voyez bien qu’on a légèrement le dessus, maintenant.

Rhyme dévia son regard en direction de Tempérance.

- Ça va ? Vous avez l’air sacrément amochée.


Rhyme s'égosille en PineGlade

I look inside of myself and try to find someone else,
Words turn into blood and the blood keeps on pourin',
Am I a woman or a beast it's mother nature at least,
Watch humanity cease cuz it's our human disease.


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Tempérance P. Van Enlise
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Mer 23 Mar 2016 - 18:22





₪۩۞۩Rhyme West₪۩۞۩₪

Paperasses emmerdantes

"Posez ça-là et ne me cassez pas les pieds !"


L'affaire semblait réglée.

Du moins, en apparence. Ma blessure à la hanche cicatrisait déjà et je réfléchissais à l'idée de boucler tout le monde, mais à l'idée de la paperasse que ça allait me faire, je rechignais déjà à cette idée. J'aboyais alors à tout le monde de déguerpir avant que je ne décide de les emmener passer une nuit au commissariat. Les petites frappes se levèrent rapidement, titubant pour certains et sortir du restaurant, la queue entre les pattes, tous sauf celui que j'avais menotté.

Je n'étais pas vraiment fière du grabuge que j'avais fait et j'allais devoir adresser une petite note au patron. Je me tournais vers Rhyme qui m'interpellait et je croisais les bras.

- Ça va ? Vous avez l’air sacrément amochée.
 
Je baissais les yeux vers mon débardeur. Il y avait un trou dedans, ainsi qu'une belle tâche de sang qui avait cessé de couler. La plaie s'était déjà refermée, et je me voyais mal lui dire que j'étais un cobaye. Je me demandais d'ailleurs comment elle réagissait si elle apprenait ce que j'étais. En même temps, je me voyais mal lui expliquer que j'étais une des premières cobayes. Que c'était mon échec qui l'avait conduite à être comme elle est, maintenant.

A chaque fois que je croisais un cobaye, un sentiment de culpabilité me serrait le cœur. Si l'incendie que j'avais provoqué avait tué Jameson, personne n'en serait là. Aucun humain n'aurait à sacrifier ce qu'ils avaient de plus cher pour faire partie de ce monde illusoire. Peu importait les raisons qui nous poussaient à nous abandonner à cette science barbare, rien ne justifiait de donner nos sentiments, nos souvenirs, toutes nos haines, nos joies, nos douleurs et nos couleurs. Je méprisais Rhyme, pas pour ce qu'elle était, mais parce qu'elle avait un jour décidé d'elle-même de franchir les portes d'Aurora. Mais je l'adorais. Elle était vivante, caractérielle, tout comme moi. C'était sûrement une battante, et j'aimais les battantes.

Je lui offris un sourire.

- Je suis coriace. On bouge ou vous voulez tenter un autre café ?

J'avais envie de prendre l'air, de bouger. Ces types avaient gâchés mon quatre heure, alors à quoi bon rester. J'allais envoyer un message à Miro pour qu'il vienne récupérer l'énergumène, nous laissant le temps de filer avec ma comparse. Si celle-ci était d'accord. De toute façon, je n'avais pas l'intention de lui repayer un café.


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