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Payday [Pv Tempérance]

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Emily Weyland
Exécuteur
Âge : 22
Féminin
Matricule : Civil
Profession : Rentière/Tueuse de politiciens pourris
Analyses : 13
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Dim 16 Aoû 2015 - 21:11
Payday
Confrontation entre deux ex-cobayes


Padbol


Un tour à la banque. Mieux valait toujours préparer ses coups. Alicia avait insisté pour qu'Emily prépare sa prochaine attaque, visant le coffre fort. S'introduire dans la banque, pirater les systèmes de sécurité, prendre les billets non marqués, brûler les autres. Et distribuer le pactole dans les quartiers pauvres.

Un véritable jeu d'enfant.

Mais la banque avait changé l'emplacement des caméras, des bureaux, les rondes du personnel et même le coffre. Apparemment ils craignaient un raid. Pfff, pathétique.

La cyborg regarda autour d'elle. Une mère avec son enfant là-bas, une vieille rabougrie derrière elle, un grand homme aux cheveux blonds dans la file d'à côté. Le dirigeant de la banque passa sur la passerelle au-dessus. Il y avait aussi un grand noir qui fumait une cigarette, et une jeune femme avec des cheveux noirs et des lunettes qui lui ordonnait de l'éteindre, sûrement du personnel. Sans oublier trois autres hôtesses. Une asiatique, et deux occidentales. Une jeune femme rousse qui parlait avec un vieillard paraissant infiniment riche, une ligne de six femmes derrière leur bureau, un père de famille et sa femme, tenant un bébé, trois autres poussettes avec leurs pilotes respectives.

Une petite trentaines de personnes. Auxquelles s'ajoutèrent quatre grands gaillards qui-

"A TERRE ! A TERRE !"

Des coups de feux, tirés en l'air. Emily ne se baissa pas tout de suite, elle observa d'abord les braqueurs. Des masques, des gants, des costumes et des cravates. Ils se croyaient dans un jeu vidéo, ou quoi ? Enfin, elle se mit à genoux et s'empressa de disparaître dans la masse. Elle mit ses deux mains jointent sur sa tête et en profita pour discrètement envoyer une alerte à Alicia. Le message qu'elle écrivait sur son poignet cyborg était affiché sur son oeil orange. "Suis à la banque. Braquage en cour. Un peu moins d'une trentaine d'otages. Appelle la police."



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Tempérance P. Van Enlise
Lieutenant de Police
Âge : 24
Féminin
Matricule : Gouvernemental
Profession : Lieutenant
Analyses : 64
Double-Identité(s) : Coralyne J. Marescotti
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Lun 17 Aoû 2015 - 0:52





₪۩۞۩Emily Weyland₪۩۞۩₪

Payday

"Inconsolable envie de meurtre..."


Je me massais les tempes. Comme une personne pouvait avoir autant de conneries à la fois dans la tête ? C'était presque inhumain et Dieu seul savait que j'étais assez bien placée pour le dire.

Le gigolo travesti que j'interrogeais me faisait perdre mon temps alors que j'avais une enquête en cours. Ses pensées étaient aussi utiles qu'une thermos de café vide et ne m'avançaient en rien dans mon enquête. Ce type n'avait rien vue, il me faisait juste perdre mon temps.

Je sortis de la salle d'interrogatoire agacée et je vis Alfred me toiser sur le côté. Je n'avais pas besoin de lire dans ses pensées pour savoir qu'il était aussi agacé que moi. Voilà quatre jours qu'on traînait cette stupide enquête sur le meurtre d'une fripouille et on avançait à rien parce que même les témoins de la scène ne savaient rien. J'en avais ma claque de ce dossier et Stross ne m'aidait pas en ne voulait pas le refiler à une autre brigade que la mienne. Surtout qu'on ne se chargeait pas de ce genre d'enquête en général, c'était vraiment le fond de cube. Je savais surtout que c'était pour me punir d'avoir joué solo dans ma dernière mission d'infiltration qui fut un succès. Mais Stross n'avait pas apprécié que je prenne certaine décision seule alors que j'aurais dû demander des renforts. Enfin, je n'allais pas m'excuser d'être un cobaye et de pouvoir me débarrasser de la menace plus rapidement et sans aide extérieur.

Alors que je claquais la porte du bureau, Al la retient pour venir me rejoindre. Alfred était un enfoiré de première que je n'appréciais guère. S'il avait pu lécher les bottes du directeur d'Aurora, il l'aura fait sans problème et je le méprisais beaucoup pour ça. Bien malgré ça, c'était un bon agent et j'assurais sa sécurité au même degré que les trois autres. Sur mes quatre subordonnés, Alfred, Miro et Dick étaient des gens aveuglés par la beauté d'Aurora Corporation et de toutes ses promesses bidons. Seul Davon restait sceptique et je l'orientais facilement sur cette voie, bien que je n'irai jamais lui dire les véritables "affaires" d'Aurora. A lui de trouver.

Je me tournais vers Al et le toisais un instant. Avant que je puisse dire quelque chose, mon biper se mit à sonner. Je le saisis à ma ceinture et le regardais. Je levais les yeux vers Al.

- C'est un code 10-40.

"Intervention demandée sans gyrophare et sirène."

Décryptant le code dans sa tête, il finit par hocher la tête et partit chercher ses affaires. Je me tournais et partis ouvrir mon coffre. A l'intérieur, il se trouvait un sac contenant un sniper, un fusil d'assaut et des bombes fumantes ainsi qu'un masque et mon gilet par balle. J'enfilais ce dernier et attrapais le sac.

Quelques minutes plus tard, je reçus d'autres indications au même moment où Davon prenait le volant du van. A l'intérieur, Miro, Al et Dick se préparaient, j'en profitais pour leur faire un topo.  

- Prise d'otage dans une banque. Trente personnes à l'intérieur, nombre de preneurs d'otage incertain. Entre quatre et six. Police civil déjà en place, ils ont dépêchés un négociateur. On attend plus d'information et le plan de la banque pour prévoir. Dick, tu te charges de nous trouver une entrée et essaye de voir si tu captes quelque chose. Miro, t'appelles le sergent sur place et tu demandes s'il y a possibilité d'une aide intérieur. Al, pirate les caméra de surveillance.


Je me tus au même moment où je voyais au loin le bouchon fait par la circulation bloquée. Davon me jeta un coup d'œil et j'hochais la tête pour faire le tour. Deux minutes plus tard, nous étions à deux mètres de la banque, garé derrière. La situation se présentait mal, surtout avec autant d'otage, ce n'était jamais facile à gérer. Surtout s'il y avait des enfants. Là, c'était le pire. Je me massais les tempes et rejoignis les trois autres à l'arrière du van.

- Il y a un signal étrange qui émet de l'intérieur de la banque. Lança Dick.
- Un brouilleur ? Demanda Davon.
- Non, plutôt... Comme un ordinateur mis en réseau.
- Tu peux le pirater ? Demandais-je.

Il secoua la tête.

- Tu peux envoyer un signal qu'il capterait ?
- J'peux essayer.
- Et côté caméra ?
- C'est mort, ils ont coupés.

Je détestais ce moment où nous devions attendre qu'on trouve une ouverture pour pouvoir y aller. Généralement, on attendait rarement le feu vert des autorités, c'était beaucoup plus simple d'y aller en les avertissant qu'on débarquait. Mais cette fois-ci, ils étaient tellement peu informés sur la situation que ça m'emmerdait d'obliger mes hommes à faire leur travail. Certes ma brigade d'intervention était connue pour son efficacité, mais on perdait beaucoup de temps à faire le boulot pas fait.

Pour l'instant, le seul espoir d'aller plus vite, c'est que la personne qui utilisait l'ordinateur capte le message et puisse nous fournir des renseignements.

Et qu'on puisse enfin aller régler cette histoire.

Spoiler:
 


                 

©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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Emily Weyland
Exécuteur
Âge : 22
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Profession : Rentière/Tueuse de politiciens pourris
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Mer 19 Aoû 2015 - 17:04
Emily Weyland a écrit:
Payday
Confrontation entre deux ex-cobayes


Signaux de fumée


Alors qu'elle attendait silencieusement que la police ne réagisse, les braqueurs fouillaient un à un les otages. D'après ses calculs, il lui restait environ trois minutes avant qu'ils ne l'atteignent. Elle avala sa salive et calma les battements de son coeur, qui frappait violemment contre sa poitrine. Sa langue se glissa hors de sa bouche pour lécher une goutte de sueur ayant glissé sur ses lèvres. Elle ne voyait que le sol, qui était d'ailleurs suffisamment bien lustré pour qu'elle y voit son reflet à l'air si fermé mais entendait les autres à quelques mètres d'elle. Emily pria pour qu'ils ne se posent pas trop de question sur ses implants, mais c'était presque mort...

*twip !*

Le son résonna dans sa tête. Elle avait reçu un message, qui s'afficha en bas à droite de la vision de son oeil gauche. Une tentative de prise de contact, sûrement de l'équipe d'intervention. Elle écrivit sa réponse en essayant de rester la plus naturelle possible. Cependant, en plein milieu de sa phrase des éclats de voix la firent s'arrêter totalement de bouger. Un otage résistait. Le coup de feu ne la fit pas sursauter. Elle en avait subit, elle en avait entendu et surtout elle en avait donné, ça se n'était pas grand chose à côté, pas pour quelqu'un dont l'empathie peut être niée. Le bruit du corps s'affaissant au sol non plus ne la fit pas broncher. Elle resta de marbre et reprit l'envoi de sa réponse.

"Utilisez-vous une ligne sécurisée ? Bon, je partirais du postula que oui, j'ai pas le temps d'attendre une réponse, ils nous fouillent. Quatre braqueurs, armés de fusils mitrailleurs et d'armes de poing, je soupçonne qu'ils aient aussi des explosifs et des gilets de kevlar : visez la tête. Un otage de mort. Je doute qu'une intervention immédiate soit à choisir, les pertes civiles seraient énormes."

Elle envoya le paragraphe puis ferma les yeux. Son HUD disparut lentement, la laissant dans le noir. Sa salive avait un sacré goût de stress, stress qui déréglait ses implants, lui causant un sacré mal de crâne. Elle n'allait pas tarder à se faire fouiller. Elle n'avait aucune chance de passer inaperçu avec se bras, cet oeil, les bobines qui sortaient de son crâne et les cicatrices qui barraient sa peau. Soit ils la prendraient pour un de ces super soldats du gouvernement, soit ils comprendraient qu'elle serait la fille de son père, et ferraient chauffer la carte bleue de ce dernier.

Dans tous les cas, elle était sérieusement dans la merde.


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Tempérance P. Van Enlise
Lieutenant de Police
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Double-Identité(s) : Coralyne J. Marescotti
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Jeu 20 Aoû 2015 - 22:47





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Payday

"Inconsolable envie de meurtre..."



- On a une réponse !

Enfin une bonne nouvelle. Je me penchais sur l'écran de l'ordinateur pour voir ce qui apparaissait. Rien que la première phrase me fit comprendre que je n'avais pas à faire à un simple civil.

"Utilisez-vous une ligne sécurisée ? Bon, je partirais du postula que oui, j'ai pas le temps d'attendre une réponse, ils nous fouillent.."

Les braqueurs les fouillaient, ce qui exigeait deux possibilités : soit ils cherchaient l'argent, soit ils vérifiaient si personne n'était armée. Ce qui m'intriguait, c'était qu'on sentait l'empressement dans le message. Pourquoi avait-il/elle peur ? Etait-il/elle armé(e) ?

"Quatre braqueurs, armés de fusils mitrailleurs et d'armes de poing, je soupçonne qu'ils aient aussi des explosifs et des gilets de kevlar : visez la tête. Un otage de mort. Je doute qu'une intervention immédiate soit à choisir, les pertes civiles seraient énormes."

C'était sûr, ce n'était pas un civil comme les autres. Trop froid, trop sûr, ça transpirait l'habitude. Je grinçais des dents. Les informations pouvaient être juste, mais ça pouvait être un piège. Ce qui était rassurant, c'était qu'il n'était que quatre. Lourdement armés, mais que quatre. Si je pouvais avoir un visuel, je pourrais peut-être envisager d'en isoler un pour le désarmer. Largement faisable pour moi. Le seul problème, c'était qu'on n'avait peu de données et notre seule chance était l'informateur. Dans un cas où on n'en aurait pas eu, je serais entrée. Je me passais la main sur le visage en soupirant.

- Bien.

Je me penchais sur l'écran et entrepris de répondre au message.

"Ici le Lieutenant Tempérance Van Enlise du UEI (l'Unité d'Elite d'Intervention). Demande d'identification de votre part. Êtes-vous armé ? Avez-vous en visuel une deuxième autre entrée ou sortie que la principale ? Une bouche d'aération ? Si la situation s'aggrave, nous interviendront. Il nous faut juste une description des positions des preneurs d'otage."

Je fis signe à Dick d'envoyer le message. Il s'exécuta rapidement et Miro raccrocha enfin le téléphone et poussa un long soupire.

- C'est la merde, les frangins. Les parois vitrées et les fenêtres ont été bombées de noir.
- Pas de sniper alors.
- Tu veux qu'on se sépare ? Demanda celui-ci.

Je me penchais sur le plan que venait d'imprimer Dick. Le bâtiment était un bloc sur deux étages avec peu de fenêtres à l'arrière et seulement quatre sorties, trois secours et une principale. Elles étaient sûrement bouchées, voir piégées. La situation n'était pas des plus géniales.

- Il vaut mieux. On va voir s'il y a une entrée sur le toit. Dick, tu restes en bas et tu nous tiens au courant de la situation. Tu me transmets tout ce que notre mystérieux informateur.
- Ok.
- On se prépare. Davon, tu te charge du câble et je monte la première.

Ils protestèrent, comme toujours. Je prenais toujours les initiatives les plus dangereuses, mais j'étais un cobaye, pas eux. Je n'avais rien à perdre alors escalader le mur d'une banque sans sécurité et sans rappel, une routine. Même si je tombais du toit, je ne me tuerai pas. J'avais déjà essayé à une époque où me suicider me semblait être pas mal. J'avais vite abandonné après deux échecs.

- C'est un ordre, les mecs. Alors on se bouge, parce qu'il y a trente personnes qui attendent que vous ayez fini vos caprices, mes princesses.

J'enfilais ma cagoule qui couvrait la tête et la bouche et laissait visible mes yeux. Je gardais ma bouche découverte pour pouvoir communiquer encore. Je mis mon oreillette en place et attendis que Miro et Davon soient prêt.

- Dick, dans sept minutes tu donnes l'info aux flics qu'on y va.
- Ok Chef.

J'attendis patiemment la réponse de notre informateur pour lancer mes prochains ordres...


                 

©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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Emily Weyland
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Mer 26 Aoû 2015 - 22:30
Payday
Confrontation entre deux ex-cobayes


Vos yeux et vos oreilles


Elle vit les pieds d'un des braqueur se poser l'un après l'autre devant elle. Puis un autre l'interpella.

"On arrête de perdre du temps et on profite de pas avoir les flics au cul pour se tirer avec la marchandise."

*C'est ce que vous croyez...*

Emily poussa un soupir de soulagement tandis que le ravisseur faisait demi-tour. Le danger était écarté, au moins pour quelques minutes. Et elle reçut la réponse. Étrangement, la cyborg avait l'impression que tout se passait plutôt bien. Une équipe d'intervention d'élite, ça n'aurait pas pu être mieux. Et puis elle avait une idée. Elle leva légèrement la tête de manière à voir les deux braqueurs qui étaient restés dans l'entrée, les autres étaient partis vers le coffre fort. Son iris gauche émit une légère lumière, puis sa pupille se referma comme un objectif d’appareil photo, enregistrant une image numérique, de piètre qualité, malheureusement. Elle prit une demi-douzaine de clichés des endroits en face d'elle avant de les envoyés à la lieutenant.

Elle aurait aimé avoir les fonctionnalités de visée assisté et de marquage du casque de Red, pour pouvoir servir de viseur à d'éventuels snipers. Mais non, elle devait se contenter de sa prothèse oculaire, certes high tech, mais moins développée que son équipement de justicière de la nuit. Elle sortit de ses pensés et commença à écrire la réponse, en mettant les images en pièce jointe.

"Me présenter ? Ok, si il le faut. Emily Weyland, fille de Maximilien Weyland. A part mes implants, je suis totalement dépourvue. Tant qu'à la position des preneurs d'otages, il y en a deux qui essayent de forcer le coffre, les deux autres ne bougent pas. Je vous envoie une image de leurs emplacements, en espérant que vous pourrez les situer approximativement. De ma position, je ne vois que l'entrée principale, et essayer d'avoir un meilleur angle de vue représenterait trop de risques. Désolée."

Elle avala sa salive et envoya le message. Ses genoux commençaient à lui faire mal et sa hanche la lançait horriblement, sans oublier ce mal de crâne qui commençait à lui brouiller la vue. La nervosité n'était pas bonne pour elle. Tout son corps lui hurlait de fuir, ou de faire quelque chose pour arrêter ça, mais elle ne pouvait pas bouger sans se faire abattre.



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Tempérance P. Van Enlise
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Lun 31 Aoû 2015 - 13:34





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Payday

"Inconsolable envie de meurtre..."



- Emily Weyland, la fille du millionnaire ou milliardaire Maximilien Weyland. On a un visuel et les positions. Souffla Dick dans l'oreillette.

"Emily Weyland ? Ils auraient tout au fait de la kidnapper que de braquer une banque..."

Miro ne perçut pas le regard noir que je lui jetais, trop occupé à régler la sangle de son baudrier. Je me passerais bien de ce genre de commentaire mental, mais je devais maintenir ma capacité à son maximum si je voulais pouvoir capter les pensées des preneurs d'otages. Même s'il fallait que j'endure les inquiétudes Davon quant à la situation, Al qui se demandait si on allait les buter et les pensées machos de Miro. Certes, notre informatrice n'était pas n'importe qui et personne n'ignorait qui elle était. Une fille entièrement retapée avec de la ferraille ? Ouais, c'est clair que personne pouvait faire mieux. Mais personne ne connaissait vraiment Aurora, donc si cette fille était passée pour un phénomène de foire, je craignais l'impopularité des cobayes si la population venait à le savoir...

Ce qui m'intriguait le plus, c'était ce ton. Même à travers un message, il me semblait froid et calculateur. En l'occurrence, c'était parfait pour gérer la crise de cette envergure. Je mis de côté mes questions et me concentrais sur les photos que venaient de me transmettre Dick. J'avais une vue imprenable sur deux preneurs d'otages et on distinguait bien la porte principale et l'entrée du coffre sur plusieurs clichés. Cette femme savait ce qu'elle faisait et elle allait nous être d'une très grande aide. Je réfléchis une minute avant de tirer sur le câble qu'avait installé Davon pendant que j'organisais un plan.

Une fois le matériel en place, je m'élançais sur la façade et entrepris de la gravir. Chose difficile à faire quand on est censé être humaine et chose tellement simple quand on est cobaye, mais c'était encore plus agaçant de faire semblant de galérer et de devoir perdre des minutes précieuses alors que je pouvais le faire en moins d'une minute. Mais bon, malgré la vie de trente personnes en jeu, je ne voulais pas me faire grillée. C'était sûrement égoïste, mais je ne vivais pas tranquillement comme tout ce petit monde abrité sagement à l'intérieur d'une banque. J'étais fugitive et je me devais de survivre.

Quatre minutes plus tard, après avoir finalement accéléré sur la fin, je me retrouvais en haut. Dégainant mon arme, je fis le tour du toit en vérifiant chaque recoin et en m'assurant que la porte n'était pas fermée. Je dû quand même crocheté la serrure avant de retourner au point d'escalade.

- RAS sur le toit. Vous pouvez monter. Soufflais-je dans l'oreillette.

Je dû attendre un moment avant de voir Miro, Davon et Al se pointer sur le toit. Pendant ce temps, je me concentrais sur les bruits que faisaient les preneurs d'otages dans le bâtiment. Etant donné du blindage des murs, il était difficile d'entendre quoi que ce soit, mais je percevais des petits bruits de pas et quelques rares fragments de pensées trop incohérents pour être exploités.

- Je passe devant. L'objectif est de d'abord neutraliser les deux qui surveillent les otages. Davon, tu prendras la bombe fumigène, Miro tu couvres ses arrières et Al, tu viens avec moi. On s'occupera du coffre quand vous aurez neutralisé les deux autres.

Je soufflais une seconde, ajustant mon arme dans mes gants. Je tirais encore sur les sangles de mon gilet par balles et fis une dernière fois le compte de mon équipement. Je glissais mon canif dans la manche et cachais deux mèches rousses qui s'échappaient de la cagoule.

- Dick, envois un message à Miss Emily. Dis-lui qu'on intervient d'ici deux minutes. Qu'elle ne se mette pas en danger et qu'elle fasse évacuer les otages.
- T'es sûre de ça ? C'est une civile. Grésilla la voix de Dick.

Miro, Al et Davon pensaient la même chose et je levais les yeux au ciel.

- Elle fait partie des otages. Ce que je veux, c'est qu'elle déguerpisse le plus vite possible pour nous laisser bosser. Si on lui dit d'aider les autres à se faire la belle, elle n'aura pas besoin d'avoir le besoin de se rendre plus héroïque que ça. Je ne veux un nouvel History Central sur les bras.

Ils acquiescèrent tous en se remémorant cette intervention. On avait aussi un informateur, mais alors que tout se déroulait parfaitement, il s'était laissé aller l'adrénaline et avait tenté de maîtriser un braqueur avant de se faire exploser la cervelle devant sa femme et ses enfants. Donc on avait maintenant un protocole pour "gérer" les informateurs. Mais en sondant les pensées de mes compagnons, je vis qu'un sur trois avait étudié le nouveau protocole. Je me notais quelque part de leur passer un savon parce que c'était du foutage de gueule en puissance.

- Bien reçu. Message transmis.
- Ok, en position.

Je me collais contre la porte, pris une grande inspiration et l'ouvris.

- C'est partie, mode silencieux jusqu'à la première offensive.

Je refermais la cagoule sur la bouche, laissant juste les yeux et le nez visible. D'un pas silencieux, je m'avançais dans l'escalier en colimaçon jusqu'à atterrir sur une deuxième porte. J'attendis qu'ils me rejoignent avant de compter jusqu'à trois et d'ouvrir la porte. Je partis à gauche et je sentis Davon dans mon dos. D'après les plans, le couloir de droite menait à un escalier qui descendait sur la salle principale, là où se tenait les braqueurs. A gauche, c'était un escalier qui faisait le tour et descendait dans la réserve du personnelle, à trois couloirs du coffre. D'un pas rapide, je partis sur la gauche avec Al qui était passé en mode professionnel.

Déjà, une rumeur naissait dans ma tête. C'était confus, mais j'entendais déjà les pensées silencieuses des otages les plus proches. Faire le tri dans tout ça tout en restant attentive me demandait énormément de concentration, mais j'avais l'habitude. Nous atteignîmes l'escalier sans que je perçoive quelque chose d'utile. Ce ne fut quand nous arrivions dans le premier couloir qu'une pensée claire s'introduit dans mon esprit.

"... dix minutes avant que tout saute..."

Oh bordel.

Encore quelque chose qui n'allait pas me plaire...

Il allait falloir régler ça vite.



                 

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Emily Weyland
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Mar 15 Sep 2015 - 22:04
Payday
Confrontation entre deux ex-cobayes




Ils arrivaient. Ils ne tarderaient plus à voler à leur secours. Sans l'avoir aperçu, Emily aimait bien Tempérance.
Bon, disons plutôt qu'elle l'estimait. Être policier alors que l'on est une femme, qui plus est dans les forces spéciales, c'est plutôt exceptionnel. Voilà, Emily avait de l'estime pour elle.

"Lève-toi."

Une sensation de froid intense se répandit dans l'échine de la cyborg. Elle remarqua enfin les deux pieds qui était juste devant elle depuis maintenant deux minutes. La pression d'un canon d'arme automatique la fit frissonner. Il pointait son fusil juste sur sa nuque.

"Je n'aime pas me répéter. Et tu n'aimerais pas que j'essaye."

Elle posa son bras cyborg au sol et s'aida de cet appui pour se relever. Elle observa le braqueur droit dans les yeux. Elle aurait pu le flasher avec son iris orange et essayer de le désarmer, mais c'était la chose la plus débile à faire. Ses côtes en titane ne la protégeraient pas d'une rafale de riposte. Elle n'était pas Red Riding Hood. Pas encore.

"Dis donc, ma jolie, tu sais que tu vaut une fortune ?"

Il posa une main sur sa joue, ce qui lui fit envoyer un regard lourd de mépris. Il se serait attendu à quoi ? Qu'elle le supplie ? Qu'elle pleure ? Elle avait vécu bien pire que ce qu'il ne pourrait jamais lui faire. Et elle lui ferrait subir un sort plus traumatisant encore.
Sa main glissa vers son oreille, poussa une mèche de cheveux, et retira sa capuche, dévoilant un cuir chevelu clairsemé de cicatrices, et portant quatre sortes de bobines de métal. Il posa le doigt sur l'une d'elle.

"Ces trucs doivent valoir cinq fois plus que ce qu'il y a dans le coffre..."

Il la prit sans ménagement avant de s'adresser à son coéquipier.

"Hey ! Préviens les autres, j'ai trouver quelque chose !"

Il la retourna, de manière à avoir son canon fiché dans son dos, tout en la tenant par l'épaule. La légère douleur fit à peine trembler Emily. Mieux valait que ces foutus flics se ramènent, sinon elle risquerait de se retrouver dans un état peu enviable.


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Tempérance P. Van Enlise
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Sam 10 Oct 2015 - 15:02





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Payday

"Inconsolable envie de meurtre..."


Une bombe, c'était le genre d'imprévu qui me mettait toujours d'une humeur tellement joyeuse. Parfois, j'aimerais bien coller une balle dans la tête des idiots qui avaient des idées comme ça. La panique que je sentais frémir dans les cervelles des gens ne me plaisaient pas. L'étau se resserrait de plus en plus et tout cela ne m'indiquait rien qui aille.

J'accélérais le pas en réajustant mon arme. Très vite, j'arrivais dans la salle principale, avant d'avoir dans mon champ de vision les otages. Je grinçais des dents en voyant la fille debout que j'identifiais comme notre informatrice.

Je me plaquais contre le mur du couloir. Il fallait que je réfléchisse. Mon plan était bon, mais avec la bombe qu'ils étaient en train d'installer dans le coffre, c'était trop long. Il fallait qu'on fasse sortir les otages avant tout et en moins de cinq minutes. Le seul problème étant qu'ils étaient trop proche d'Emily et qu'ils pouvaient facilement la prendre en otage. Je pris une inspiration et reculais dans le couloir sous le regard d'Al.

- Changement de plan. Al et moi avons les otages en visuel. Faites chanter l'opéra, Miro et Davon, direction les coulisses. On s'occupe des otages.

Al hocha la tête et je me mis en position. Faire chanter l'opéra, c'était faire diversion et il ne fallut que cinq secondes pour entendre un immense hurlement qui affola la foule. Les preneurs d'otages se dirigèrent précipitamment vers l'autre escaliers, libérant la place. J'entrais, viseur ajusté et fis signe aux premiers otages de se mettre derrière-moi. Al se chargea de les évacuer en les mettant dans le couloir, le temps qu'on sécurise.

Je m'approchais de la fille.

- Emily Weyland, Lieutenant Van Enlise. Suivez l'agent derrière-moi.

Je lui fis signe de tête et me détournais d'elle avant de m'éloigner. Mon oreillette grésilla.

- Bombe au coffre, je répète, bombe au coffre.
- Dick, informe dehors et appelle les démineurs.
- Ils sont en route.
- Combien de temps ?
- 15 minutes.
- On n'a pas 15 minutes, mais moins de 8 minutes. Lançais-je en faisant signe à Al qui défonçait la porte d'entrée.

Un des preneurs d'otage se profila dans l'escalier. Sans attendre, je levais mon arme et tirais avant qu'il n'est le temps d'appuyer sur la détente. Il s'écroula avec vacarme et dans les cris d'une femme qui se tenait dans l'angle de la pièce. Ses cris alertèrent le deuxième qui lui eut le temps de tirer.

Je n'aimais pas les fusillades. C'était les seuls moments où j'étais presque vulnérable. Je disais presque parce que c'était mon entourage qui était vulnérable. Je me mis à couvert. Derrière-moi, j'entendais Al évacuer encore. L'échange de tire qui s'en suivit pris beaucoup de temps. Le tireur était posté dans un angle terrible pour répliquer.

J'hurlais.

- Besoin de renfort !

Et le temps s'écoulait... J'envisageais plusieurs solutions avant d'entendre dans l'oreillette que Miro sortait avec les deux autres braqueurs qui étaient dans le coffre, laissant donc Davon seul. Il ne restait plus qu'un tireur à neutraliser plus une bombe qui exploserait dans moins de sept minutes. Autant dire que je sentais la frustration, l'excitation se mélanger avec la peur de ne pas réussir.

Je gardais mon sang froid. J'avais déjà vécu pire, bien pire. Pourtant, l'idée qu'on ne s'en sorte pas tous vivants me mettait très en rogne.

Je tirais avant de changer les cartouches.

- Bon les mecs, ça va ?


                 

©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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