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 :: Code du territoire : Z-A :: Le Territoire Alpha - Les Faubourgs Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[PV] Livraison spéciale [Ethan Kilic - Sharleen Theran ]

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Âge : 25 ans
Masculin
Matricule : Scientifique
Profession : Chirurgien
Analyses : 26
Double-Identité(s) : aucun
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Dim 25 Oct 2015 - 14:09
Livraison spéciale

Ft. ETHAN KILIC - SHARLEEN THERAN



Une très belle journée commença pour le Scientifique Nicolas Kauffman. En effet, on lui avait préparé une série de "Belles Personnes" pour les heures à venir. Nicolas se leva donc de son lit, enfila ses chaussons, prit ses lunettes et commença à se préparer. Il se lava, bu son café du matin et une fois prêt, se dirigea vers son lieu de travail. Il fit cependant demie tour, juste avant de fermer à clef la porte.
Il avait oublié sa blouse adorée. Il l'enfila et partit enfin.

Arrivé, il marcha dans les couloirs, saluant certains scientifiques. Il ne les aimait pas vraiment et oubliait souvent leur prénom. Eux, se rappelaient pourtant bien de lui, mais impossible, Nicolas a une mémoire courte. Surtout pour les choses inutiles, comme celle-ci.
Il entra ensuite dans son laboratoire où était déjà installée une "Belle Personne". Il sourit, enfila ses gants et sortit son objet favori : ses scalpels, puis débuta la dissection.

Le grand aux cheveux d'argent retira ses gants, lava son matériel puis sortit de la salle en s'essuyant le front. La dissection des trois cobayes du matin s'était plutôt bien passée, bien qu'il n'ait rien découvert de plus sur eux.
Il claqua la porte involontairement, comme à son habitude, puis marcha pour prendre un café. C'était sa pause avant de recommencer à trailler sur deux autres cobayes. Après cela, il alla manger et recommença jusqu'au soir.
Pour lui, ce n'était pas un simple travail, c'était un loisir, qui lui permettait de vivre.
Sans cela...

- Scientifique Nicolas Kauffman ? On vous demande au bureau B-2. C'est urgent.

Nicolas tourna lentement la tête tout en buvant son café. La personne qui l'interpellait était une femme, costumée, surement une des nombreuses secrétaires que l'on pouvait trouver dans cette organisation. Un pion inutile donc...
Le Scientifique leva sa main gauche et leva son pouce. Inutile de s'opposer a cet ordre, il n'avait pas le choix, bien que cela l'ennuyât grandement. Surtout aujourd'hui, qui s'avérait être une journée intéressante.
Il jeta sa tasse en plastique à la poubelle. Et se dirigea vers le bureau B-2

Face à la porte, il soupira et se mit à toquer. Après autorisation, il entra. Il vit un homme, assit derrière son bureau et à sa droite, il était grand, blond, aux regards glacials, mais cela n'affectait pas plus que ca le Scientifique a lunette.

- Vous devez être Nicolas Kauffman ? Asseyez-vous donc.

Le Scientifique s'avança puis s'assied. Dans quoi l'avait-on fourré encore ?

- Bien. Si nous vous avons appelé, c'est pour une raison importante.

Il prit une pille de papier qui rangea dans son tiroir puis, sortit un dossier et l'ouvrit.

- Cela peut paraitre étrange, mais nous avons besoin de vous pour livrer un colis dans les quartiers du territoire ALPHA. Ce colis ne doit être en aucun cas ouvert, ni dans d'autres mains que les vôtres. Il doit être livré avant la tombé de la nuit.

En terminant sa phrase, son visage s'assombrit, comme s'il craignait quelque chose, ou quelqu'un.
Nicolas soupira.

- Pourquoi avoir fait appel à moi et pas une équipe de livreur ? J'ai d'autres choses plus importantes à faire que...

-.... C'était ce qu'il était prévu, mais... Son visage s'assombrit encore plus. Nous ne pouvons-vous en dire plus, vos capacités par rapport à d'autres Scientifiques étaient plus aptes pour cette mission. Et vos paroles, en tant que scientifique, sont prisent plus aux sérieux qu'un individu X de l'organisation.

- Je vois...

Décidément, cette journée allait être longue et plus ennuyeuse que prévu, pensa-t-il.
Les mains dans les poches extérieures de sa blouse, il regarda attentivement l'homme derrière son bureau. Un colis ? Le quartier ALPHA ? Il n'avait jamais vraiment mis les pieds là-bas.

- Vous serez bien évidemment accompagné par l'un de nos agents, qui se trouve ici même.

Il montra de sa main droite ouverte, l'homme blond qui se trouvait à ses côtés.

- Je vous laisse faire connaissance plus tard, le temps presse.

Il se leva et tendit sa main cette fois-ci, vers le Scientifique.
Se dernier la serra, contre son gré.
Pathétique...

- Nous vous remercions, et soyez prudent. Le colis vous sera donné à la sortie de l'établissement. Nous espérons aucun nouvel échec...

Nicolas ne dit pas un mot, il continuait d'observer son accompagnateur. Pourquoi ? Il n'en avait nullement besoin ! Il était assez grand pour se défendre. Il soupira, une fois de plus. Il sortit, juste derrière ce grand homme aux yeux bleus, pour se diriger vers la sortie du bâtiment, afin d'effectuer cette mission plutôt étrange...

Était-ce si dangereux que ça de livrer un colis ? Qu'il y avait-il à l'intérieur ? Vont-ils résister à la tentation de l'ouvrir ?

Cette journée s'annonçait moins passionnante qu'espérait le Scientifique.



(C) Galimybé - Mini BN


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Mar 27 Oct 2015 - 22:36
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La nuit était tombée sur la ville encore bien active et un voile de pénombre se déposait sur les toits, gagnant peu à peu le dédales de rues. Des nombreux quidams foulaient le béton des trottoirs au son des moteurs de véhicules en tout genre. Un brouhaha certain dominait toute la citée.

Cette époque de trouble n’était pas propice à de la joie de vivre. Il était loin de temps des animations de rues, des foires et autres fêtes foraines où les cris de joie, les rires et les sourires berçaient la fraicheur de l’automne. Non, tout ça avait bel et bien disparu pour laisser la place à la souffrance et le désespoir. Qui peut encore se vanter d’être heureux en ce bas monde ? En voila des considérations futiles pour un éventuel penseur à l’esprit torturé. La population n’avait que peu d’espace pour se laisser aller à philosopher. Agglutiner dans des quartiers misérables, avec à peine assez pour subsister. Il était étonnant que le peuple ne se soit pas encore soulever. Chacun était bien trop occupé à penser sa petite personne, ne se souciant au final que très peu de son voisin, du moment qu’il survit.

Un peu comme cette homme, pressé et transpirant. Il s’affairait à ranger quelques documents dans un cartable en cuir brun tout usé. C’était d’ailleurs étonnant que le fond n’ait pas encore lâché vu l’état général du cartable. D’un geste maladroit, il engouffrait dans l’ouverture du cuir une poignée de feuilles récoltée à la hâte. Ses yeux regardait partout sauf en direction de ce qu’il faisait. Nul doute que le pauvre bougre redoutait la venue de quelqu’un.
Une fois avoir fermé tant bien que mal sa mallette, il se retourna et aboya quelques mots en direction de la seule porte de la pièce. Agrippant sauvagement son précieux cartable, il fit mine de se diriger vers la fenêtre. Un coup d’épaule la fit s’ouvrir violemment tandis que les deux battants vinrent claquer de part et d’autre contre le mur. Il prit appui sur le rebord et sauta par-dessus l’appui de fenêtre pour atterrir trois mètres plus bas. Le choc fut violent mais l’homme se releva sans trop de mal, prenant ses jambes à son cou et s’enfonçant dans les différentes ruelles du quartier.


Observateur : Arch’, tu viens de perdre ta cible.
Ethan : Merci Obs, j’avais remarqué.. Ce saguouin m’a repéré dans les escaliers.

L’agent se releva tout en essuyant le sang resté sur sa lame de couteau. Il remit une mèche de cheveux qui s’était aventuré trop loin sur son visage. A ses pieds, un homme gisait, inerte et la gorge tranchée.

Ethan : Cela dit, n’hésite pas à le poursuivre
Observateur : Chacun son boulot mec. Je suis pas payé à courir après la vermine.
Ethan : Tsss, affiche moi son tracé.

Un bip retentit et l’agent jeta un œil sur sa tablette. Il la glissa dans la poche de sa veste noire et commença sa course poursuite. Sa proie devait penser qu’il le sèmerait mais c’était sans savoir qu’Ethan connaissait ce district comme sa poche. C’est dans ces moments là que l’on se rend compte de toute la portée des améliorations qu’un cobaye peut recevoir. Réception au sol sans heurt, vitesse de course accrue, endurance développée, si sa proie ne possédait pas des compétences sportives aiguisée ce serait presque trop facile.

Après quelques minutes, Ethan se trouvait à portée du fuyard. Ce dernier était paniquée, se retournant sans cesse afin de jauger la distance qui le séparait d’une mort presque certaine. Plus il avançait, plus la distance diminuait. De plus, il faut savoir que la course demande une coordination importante et généralement, regarder derrière soi est rarement une bonne idée si l’on veut rester sur ses deux jambes. En quelques enjambées, l’agent est arrivé à hauteur de sa proie étalée sur le sol. Son cartable avait valsé quelques mètres plus loin au moment où le corps amaigri de son propriétaire s’était écrasé au sol. Sa tête avait heurté le sol violemment et les parties à nue de son corps étaient écorchées.

Les yeux des deux hommes se croisèrent. L’un des regards était froid et sûr tandis que l’autre était fuyant et effrayé. L’agent s’approcha doucement de sa futur victime, lui empoigna le cuir chevelu et lui planta son couteau dans la gorge. L’homme s’était laissé faire et n’avait opposé pas la moindre résistance. Il savait que c’était la mort qui était venu le chercher et que sa fin était là. Sous le coup de couteau, il se laissa aller et un grognement gorgée de sang s’échappa. Ce fut ses dernières paroles avant de s’effondrer au sol, inerte.


Ethan : C’est bon, j’ai le colis.
Observateur : Roger, retour à …
Ethan : Attends ! Faut que je vois le boss maintenant

*******************************************************************

- Nous vous remercions, et soyez prudent. Le colis vous sera donné à la sortie de l'établissement. Nous espérons aucun nouvel échec...

Sur ces mots, le scientifique ne semblait pas réellement emballé. A vrai dire, Ethan non plus. Se coltiner un boulet pour une zone sensible. Sans demander son reste, l’agent sortit de la pièce et remarqua que son nouveau collègue était sur ses pas. A peine était-il sorti du bureau qu’il se retourna et lança :

- Bon, que les choses soient claires, là où on va, c’est pas le même que ton petit confort du labo donc on fait les choses à ma manière. J’ai du matos à préparer donc on se retrouve dans 30 min dans le hall 3. Le colis est là-bas.

A peine eu-t-il fini de parler qu’il tourna les talons et s’empressa de quitter les lieux. Cette mission ne semblait pas réellement intéressante. Aussi, il ferait en sorte de l’expédier rapidement pour retourner à des préoccupations bien plus importantes que de jouer le livreur. Et puis, il n’avait finalement que peu d’information sur la personne sensée réceptionner le colis…
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Mer 28 Oct 2015 - 10:31
       Le mince filet d'eau froide disparut et la jeune femme qui se trouvait en-dessous envoya son poing valser dans le mur à sa droite. Yomyra maugréa avant d'attraper sa serviette pour entourer son corps dénudé et trempé. Même prendre une douche décemment était compliqué. Elle sortit de sa cabine de douche miteuse et se présenta à son reflet dans le miroir fissuré. Si les miroirs pouvaient refléter l'image des gens, il semblait que celui-ci fut également doté de la capacité de faire apparaître les cœurs. Une belle fissure dans la personnalité de Yomyra, en plein milieu. Cette dernière soupira et s'attarda à s'essuyer correctement. Son regard insipide ne s'arrêtait pas sur les recoins de son corps qui portaient encore les stigmates de son ancienne vie de cobaye. Les cicatrices de piqûres mal faites, les hématomes jamais totalement résorbés... tel était son lot.

       Elle n'avait pas subi le traitement intégral, son corps en était devenu un joyeux bordel. Elle savait qu'elle avait été changée mais que le processus n'avait jamais été terminé, et pour cause.
       Elle s'était barrée avant.

       Pour un peu qu'elle avait encore des émotions, elle pourrait apprécier quelques changements. Sa souplesse avait été accrue et il semblerait que son intellect aussi, élevé à un tel point qu'elle était attifée d'une Intuition hors normes. Il fallait le dire, il n'y avait pas moyen pour qu'une femme aussi jeune survive aussi longtemps toute seule, surtout qu'elle était par moment du genre chaotique. Il lui avait bien fallu un petit quelque chose que les autres n'avaient pas. La chance n'entrait pas en compte, plus personne ne croyait en celle-là.

       Une fois sèche, elle s'habilla rapidement, passant son pantalon ample préféré surmonté de ses bottes et de lanières. Elle serra son corset qu'elle avait fait assouplir pour une meilleure mobilité et enfila son gilet court. Elle referma les autres sangles, sous sa poitrine et sur ses cuisses, avant de parfaire sa tenue d'un unique protège-coude gauche. Vint ensuite le tour des armes. Pour une simple balade en ville, elle ne pouvait pas partir trop chargée, alors elle ne prit que son arme favorite qu'elle accrocha délicatement à l'extérieur de sa cuisse, à côté d'un très vieux scalpel. Enfin, elle recouvrit le tout de sa toile noirâtre qui faisait office de manteau, cachant entre autre le magnifique bracelet argenté qui pendait à sa ceinture. Un luxe d'un autre temps, certes et bien que Yomyra ne fusse pas très féminine, elle ne saurait quitter ce bijou. Attrapant son sac en bandoulière plein de bandages dérobés et autres remèdes subtilisés de même, son regard croisa une nouvelle fois celui de son reflet, elle sembla grimacer avant de claquer la porte en taule de ce qui lui servait d'humble demeure. Elle avait nembarqué quelques précieux deniers histoire d'acheter un petit quelque chose dans un supposé commerce qui survivrait quelque part, mais ce n'était pas le but premier de sa sortie.

        Aussi dur que cela puisse paraître, elle était médecin.
        Bon, il ne fallait pas non plus croire aux miracles, Yomyra avait juste le mérite d'offrir ses services gratuitement. Elle ne faisait pas des merveilles et son travail était encore un peu gauche même s'il semblait qu'elle avait eu le temps de s'améliorer. Toutefois, ses honoraires inexistants attiraient les plus pauvres qui ne pouvaient même plus pallier au premier petit bobo venu. Ce jour-là, elle se rendait un peu plus profondément dans le territoire alpha. Il fallait dire que la jeune femme s'était franchement marginalisée et avait préféré rester en périphérie des villes. Il ne fallait pas non plus qu'elle se bâtisse un petit "chez elle" trop dans l'arrière-pays sinon quoi ce serait très louche...

         Attendez...
         Non, c'était précisément ce qu'elle faisait. Elle vivait loin, préférant marcher quelques kilomètres pour rejoindre la civilisation. Elle s'était démerdée toute seule avec ce que la nature pouvait bien encore offrir à une femme et faisait avec. Pourquoi prendre de tels risques ? Parce que justement, c'était forcément trop évident qu'une "méchante" se cache loin des autres. Et parce que c'était trop évident, la psychologie humaine - ou du moins ce qu'il en restait - refusait la possibilité qu'une personne se foute autant de sa gueule.

          Yomyra passa au-dessus d'un grillage, signant ainsi son retour en ville. Les mains dans les poches et son air concentré au visage, elle partit en direction du lieu de rendez-vous. Pour éviter de la mettre en danger, il était convenu qu'elle change tout le temps de lieu où la retrouver. Cela se faisait à l'endroit convenu par ses "patients". L'information circulait entre les personnes de confiance et les futurs rendez-vous se prenaient là-bas également. De même, bien que personne ne payait les services de la jeune femme, il fallait néanmoins assumer les traitements. La médecin ne devait se promener qu'avec le moins de médicaments possibles, sinon on se douterait qu'elle travaillait au noir. Prendre le risque de se promener avec une arme ne la dérangeait pas. Avec des médicaments, si. On appréhendait toujours avec plus d'hardiesse les médecins que les mercenaires, après tout.

          Elle arriva enfin à destination et releva la tête vers la bâtisse qui allait l'accueillir. Un bâtiment austère, magnifique. La jeune femme sonna et la porte s'ouvrit rapidement, lui permettant d'entrer. Elle gravit les escaliers, ralliant le second étage rapidement. Elle toqua à la porte de son patient et ce fut une femme qui lui ouvrit.

- Ah, vous voilà, Madame.

          Yomyra fit un signe de tête et entra dans on lui en donna la permssion. On lui proposa de débarrasser son manteau mais elle déclina poliment l'offre. Une autre de ses facéties. Personne ne savait que c'était un médecin armé qui entrait, à chaque fois c'était pareil. Yomyra estimait que si ses patients devaient être interrogés, il valait mieux pour eux qu'ils ne sachent rien, pour la sécurité de la mercenaire mais aussi la leur. S'ils n'avaient pas à mentir, ils ne seraient que plus crédibles.

           La jeune femme fut conduite au petit salon éclairé par une lumière grésillante. Là, un jeune adolescent était assis, sur le canapé, une jambe surélevée sur une chaise face à lui. Yomyra arqua un sourcil en déposant son sac sur la table basse. Elle s'approcha de son habituel pas félin et se confronta sans peine à la plaie béante qui barrait la jambe du garçon.

-
Comment en es-tu arrivé là ? Demanda la jeune femme.
- Je suis tombé sur une pierre, répondit-il.

           Elle tourna la tête vers ceux qu'elle estimait être les parents du gosse et leur adressa un regard sinistre.

-
... Sérieusement ? Vous m'avez donné rendez-vous hier. Pour une blessure ? Hier... POUR AUJOURD'HUI ?
- Vous deviez partir.
- Ne rejetez pas la faute sur moi, ce n'est pas de ma faute si vous êtes des irresponsables.

           Elle ouvrit sa sacoche et sortit une bandelette, une aiguille et des fils. Elle revint près du garçon et tandis qu'elle palpait le tour de la plaie, elle continuait :

- Si vous étiez des parents responsables, vous m'auriez expliqué la situation au lieu de bêtement me dire "On prend rendez-vous pour votre prochaine venue". Vous auriez fait quoi si ma prochaine venue était dans trois jours ? Abrutis. Si cela s'était infecté, il aurait fallu que vous appeliez un vrai médecin. Je serais restée. D'ailleurs, vous semblez plutôt bien vivre, je ne comprends pas pourquoi vous demandez mes services et non ceux d'un médecin plus compétent. Mais bon, je ne suis pas là pour juger, n'est-ce pas ?

         Elle s'était toujours permise ces phrases acerbes. C'était quelqu'un de vérité, même si cela faisait mal, c'était comme ça. Après avoir examiné patiemment la plaie et remarqué qu'il n'y avait - par chance ! - aucune infection, la jeune femme se tourna vers les parents et déclara ;

- Vous avez au moins pensé au désinfectant, bien sûr ?

        Pas de réponse. Yomyra râla en portant deux doigts à son front.

- Ce n'est parce que la situation est difficile que vous pouvez vous permettre d'être cons, merde... Bon, apportez moi une bougie et de quoi la tenir en hauteur.

        Là, la réponse fut plus rapide. Yomyra alluma la bougie et la plaça au plus près de la jambe du garçon. Il fallait absolument créer un milieu sain si elle voulait "opérer". Une fois les préparatifs terminés, les outils en place, la jeune femme se tourna cette fois-ci vers son blessé et posa une main sur son cou.

- Tout va bien aller. Je n'ai juste pas d'anesthésiants.

        Elle pinça brièvement son artère, l'envoyant dans l'inconscience. Elle put commencer ses points de suture.
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Mer 28 Oct 2015 - 20:56
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- Bon, que les choses soient claires, là où on va, c’est pas le même que ton petit confort du labo donc on fait les choses à ma manière. J’ai du matos à préparer donc on se retrouve dans 30 min dans le hall 3. Le colis est là-bas.

Nicolas n'eut le temps de répondre, son "coéquipier" avec tourné les talons.
Il sortit une clope et cmmenca a fumer. Non seulement, il devait se coltiner quelqu'un, mais en plus, cette personne avait l'air désagréable, et surtout, agaçant.
Pour qui se prenait-il ?
Le Scientifique espérait que cela s'arrange, sinon, leur mission risquerait de se compliquer.

Maintenant, l'homme aux cheveux d'argent devait s'occuper pendant 30 minutes. Il se dirigea donc vers son casier personnel, traversant plusieurs couloirs du bâtiment. Enfin arrivé, il ouvrit la porte. Rien d'important ne se trouvait à l'intérieur, juste quelques réserve au cas où... Il y avait de la paperasse oubliée, une dizaine de paquets de clopes aux saveurs variées, des biscuits et plusieurs bouteilles d'eau de 50cl. Il ouvrit son sac en bandoulière et y plaça 3 de ces bouteilles ainsi que deux paquets de gâteaux au chocolat. À le voir ainsi, on aurait dit un gosse se préparant pour une sortie scolaire ou entre potes. Il claqua la porte de son casier, se retourna. Puis s'arrêta.
Il le réouvrit et prit 3 paquets de clopes.
Il allait en avoir besoin...

Il se dirigea ensuite à une des cafétérias et se prit un autre café. Cela faisait déjà 10 minutes, que pouvait-il prendre d'autre ? Il possédait déjà tout un tas de trucs sur lui.
En fait, il n'avait rien à prendre de plus.
20 minutes...
20 longues minutes...
Il soupira, devait-il prendre le colis et connaitre l'adresse avant Ethan ? Où devait-il y aller avec lui ?

Nicolas se dirigea vers le hall 3, préférant y aller avec son compagnon de sortie, de plus il avait bien fait, car aller jusqu'au hall 3 lui prenait beaucoup de temps.
3 minutes.

Il regarda sa montre, il soupira une énième fois, essayant de se motiver intérieurement. Il en profita pour retirer ses lunettes et les nettoyer. Puis ressorti une autre clope. Il alluma et fuma.

Pfffff.....

Pourquoi l'avait-on embarqué ? Ah oui parce qu'un scientifique est sois disant plus et mieux écouté qu'un individu alpha.
Pour tuer le temps, il regarda les passants, adossé contre l'un des murs. Cobaye, gardien, employé, femme de ménage... Tout ce monde, tous, occuper par leur travail.

0 minutes.

Nicolas se redressa, le dos droit, regardant à droite et à gauche, le grand blond "c'est moi l'chef".
Agaçant.

il le vit arriver.

- Tu es prêt ? J'aimerais terminer le plus vite possible. Si on pouvait accélérer...

Il lui sourit nerveusement. C'est ce que l'on faisait aux gens pour montrer que l'on peut les apprécier non ? Un sourire.
Cependant, le sourire de Nicolas n'était pas beau à voir et ressemblait plus à un sourire moqueur qu'à un sourire naturel.
Oui, Nicolas a vraiment du mal à s’intégrer dans la vie sociale...



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Ven 6 Nov 2015 - 11:25
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L’odeur de poudre, il pouvait la sentir encore et encore sans jamais sans lasser. L’agent aimait entrer dans l’armurerie et respirer à plein poumons cette odeur de souffre. Peu importe ce qu’on pouvait en dire sur les effets néfastes sur la santé, il n’en avait cure. Et puis, tout le monde doit bien mourir un jour alors il valait mieux que ce soit par plaisir, tel était sa philosophie.
L’armurier du bâtiment commençait à connaître Ethan qui préférait passer son temps en compagnie de son fusil d’assaut plutôt que d’être humain. Le vieux Dimitri devait rester planté les trois quarts de son temps à voir passer de nombreux énergumènes tout aussi fêlés les uns que les autres. Mais au moins, il avait de la visite et pouvait tailler le bout d’gras. Pas de chance pour lui, l’agent ne lui donnait pas réellement satisfaction à ce niveau. Toutefois, chaque arme qu’il utilisait était soigneusement nettoyée, chaque outil emprunté était rendu à temps et encore plus brillant qu’auparavant. Il avait beau ne pas causer, il avait le respect du travail de chacun.

Cette fois-ci, il n’était pas venu inspecter son matos ni même s’entrainer avec sa nouvelle poignée ergonomique. Non, il avait reçu une mission précise qu’il devait exécuter. Même s’il n’approuvait pas tous les détails de la mission, il se devait de faire son boulot. Après tout, c’est pour ça qu’il était payé et sa modeste contribution permettrait de faire avancer la machine de la suprématie. Il adressa un geste de la tête à l’armurier qui comprit sans un mot de quoi il avait besoin. Ce dernier s’éclipsa quelques instants et revint avec un sac en tissu militaire qui semblait bien rempli. A l’intérieur se trouvait deux mallettes  noires, un gilet équipée de différentes pochettes ainsi qu’une parka noire en toile imperméable. Ethan réceptionna son matériel et partit aussitôt, sans même saluer Dimitri.

D’un pas décidé, il se rendit au point de rendez-vous qu’il avait fixé vingt minutes plus tôt avec le scientifique. Cette mission lui posa une série de questions. D’abord qui est ce contact ? Il n’avait aucune information si ce n’est un lieu de rendez-vous. Le sexe, un descriptif visuel, une voix, rien. Cela ne l’enchantait guère d’avancer à l’aveuglette de la sorte. Il n’était pas le dernier à savoir improviser mais c’est généralement la meilleure solution pour qu’une mission parte en vrille assez facilement et rapidement. En plus, en zone Alpha. Certes, ce n’est pas la pire des zones mais le quartier dont question est connu pour sa grande délinquance.

Rien que l’idée de se rendre dans un tel endroit écœurait l’agent. Un sentiment de dégout s’empara de lui pour toute cette vermine qu’il était grand temps de dératiser. Il était impatient de recevoir l’ordre de purger la populace de ce fléau malsain qui inonde notre vie. Il rêvait du jour où la grande chasse serait ouverte et qu’il pourrait éliminer une bonne fois pour toute ces indésirables. Ces parasites de notre société.

C’est avec toutes ces idées en tête qu’il déboula à vive allure dans le hall n°3. Le scientifique l’attendait avec visiblement une certaine impatience. Une remarque acerbe et un sourire faussement amical accueillaient Ethan dans le hall. La collaboration allait être vraiment compliquée. Déjà que les détails de la mission ne le ravissait pas mais avec un tel boulet, ses supérieurs ne l’avait vraiment pas épargné.

-Pourquoi t'as rendez-vous avec un macchabée ?

L’agent fixa son nouveau collègue avec une certaine froideur. Avant qu’il ne puisse répondre, Ethan ajouta sur un ton pour le moins agacé :

-Ecoute gros malin. Je suis pas ton pote alors tu vas me ravaler ton sourire ravageur sinon c’est tes dents que tu vas avaler.

Coupant court encore une fois à toute discussion, le soldat tourna des talons et se dirigea vers la sortie.

-Prends le colis, on décolle. Notre taxi nous attend.
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Mar 8 Déc 2015 - 22:44
        Yomyra se redressa et s'éloigna du jeune garçon en s'essuyant les mains avec le premier torchon qu'elle put attraper. Qu'il serve ou non à la cuisine, ce n'était pas son problème. Elle ne pouvait que manquer de délicatesse envers d'aussi grossiers et irresponsables personnages. La jeune femme s'approcha de la fenêtre et regarda les faubourgs s'animer docilement au rythme imposé par les hautes sphères du gouvernement. 
         Boulot, dodo. Sans métro. 
         Les gens se pressaient sous son regard, se bousculaient, allaient d'un point A à un point B sans réfléchir à la tristesse de leurs vies. Et elle, la marginale... à force de remonter le courant du troupeau de mouton, elle savait qu'elle finirait par se faire écraser. 
         Sincèrement...

         Elle s'en foutait complètement.


         Elle sortit de ses tergiversions quand le gamin gémit. Elle se tourna vers lui et s'en approcha, posant une main sur son front et inspectant son regard et son teint. Pas plus pâle que la plupart des patients, le regard fatigué mais bien en vie. Bon, des points de suture, ce n'était pas l'intervention la plus dangereuse, bien entendu, mais Yomyra était du genre prudent. Elle tapota la tête du garçonnet et se tourna vers les parents. Son regard éteint se flanqua tour-à-tour dans les leurs mais elle ne dit rien, se contentant de se rhabiller tout en les regardant, leur assénant cet air solennel qui faisait bien comprendre à quel point ils étaient pathétiques. 
         Si jeune et si prompte à juger. 
         Puis, elle prit ses affaires et, sans demander le moindre honoraire ou délivrer la plus infime politesse, elle quitta les yeux, en espérant que les parents seraient plus attentifs à leur rejeton. 


         Elle se retrouva bien rapidement dans la rue, au beau milieu de la houle populaire, regardant le ciel et passa sa main devant son regard comme s'il faisait beau. Décidément, elle faisait tout à l'envers, celle-là. Puis elle décida de faire un petit tour dans les quartiers adjacents pour remplir son agenda de futures interventions. Cela fonctionnait comme ça. On l'interpellait discrètement au coin d'une rue et le tour était joué. 
         Elle peina à aligner trois demandes pour le lendemain. Bon, au fond, c'était ce qu'elle voulait, que les gens n'aient plus besoin d'elle. Cela prouverait au moins qu'ils étaient un peu plus prudents, un sauf-conduit par les temps qui couraient. Peu lui importait de devoir se laisser mourir car les pourboires disparaîtraient en même temps que les clients. Au fond, elle avait vécu une infime partie de sa vie à peu près comme elle le voulait, ce qui n'était pas rien. Elle était bien riche, au final. Riche de pas grand chose.
         Mais riche quand même.
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Sam 16 Jan 2016 - 18:14
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- Pourquoi t'as rendez-vous avec un macchabée ?

L’agent fixa son nouveau collègue avec une certaine froideur. Avant qu’il ne puisse répondre, Ethan ajouta sur un ton pour le moins agacé :

- Ecoute gros malin. Je suis pas ton pote alors tu vas me ravaler ton sourire ravageur sinon c’est tes dents que tu vas avaler.

Coupant court encore une fois à toute discussion, le soldat tourna des talons et se dirigea vers la sortie.

- Prends le colis, on décolle. Notre taxi nous attend.

Apparemment, son sourire n'avait pas apaisé l'ambiance qui régnait entre les deux hommes, cela avait plutôt eut l'effet inverse... Pourtant, Nicolas avait lu dans plusieurs livres qu'un sourire pouvait apaiser les nerfs et créer des liens amicaux.
Peut-être n'était-il tout bonnement pas fait pour ce genre de choses futiles...

Sans dire un mot - de toute façon que pouvait-il dire ?- il prit le colis et suivit l'agent. Le taxi était là, garé, le moteur en marche. Le Scientifique se mit à l'arrière avec le colis et en tenant son sac. Il attacha sa ceinture et attendit que la voiture roule jusqu'à la destination.
Cette affaire était des plus intrigante, ils ne savaient dans quoi ils étaient embarqués ni comment cela allait se terminer.
Pourquoi eux ?
A qui ont-ils affaire ?

Tendis qu'il regardait le paysage a sa fenêtre, il ne put s'empecher de jeter des coup d'œil discret (c'est ce qu'il pensait...) vers son coéquipier. Il ne savait pas trop non plus qui il l'était celui-là...

La voiture s'arrêta. Le chauffeur souffla comme soulager et leur dit :

- Nous sommes arrivés. Vous êtes actuellement dans le territoire Alpha et plus précisément dans Les Faubourgs. Comme prévu, je vous donne ceci, il tendit un papier soigneusement plié à Ethan Kilic, c'est l'adresse où vous devez vous rendre, mais attention... Je ne sais pas si les supérieurs vous l'ont dit, mais un autre groupe comme vous ont déjà essayé de réussir la mission.

Il respira un bon coup et reprit avec un sérieux et un calme terrifiant.

- Ils n'ont malheureusement pas réussi, nous ne savons pas la cause de leur perte...

Leur perte ?!

- Bien, le temps presse, je vous souhaite bonne chance.

A jamais et pour toujours à Aurora, chuchota-t-il.

Les deux hommes sortirent de la voiture. Nicolas regarda autour de lui. Il y avait beaucoup de monde et beaucoup de commerce, d'habitation. Il y avait des zones pauvres au loin qui contrastaient avec cette zone. On pouvait observer des ruelles sombres et des personnes louches les fréquenter... Nicolas regarda le militaire et se rapprocha de lui. Ils avaient l'adresse, il ne restait plus qu'à livrer le colis.
D'ailleurs... Cette mallette noire pesa énormément lourd, on pouvait entendre un liquide à l'intérieur de celle-ci.
Qu'est-ce que c'était ?

- Bon... Où doit-on livrer ce colis ?

Ethan Kilic lui communiqua l'adresse. Ils ne perdirent pas de temps et commencèrent a marcher. Nicolas devait rattraper le soldat qui marchait a une allure plus rapide que la sienne, à la limite de la course, pourtant, cela lui semblait naturel de marcher ainsi.

- Décidément ! Attends un peu ! On va se perdre si ça conti-

/PAF/

Il trébucha sur une dalle et tomba au sol comme une crêpe...
Il se releva lentement en se massant le visage tout en râlant. Heureusement que sa blouse lui protégeait des saletés du sol.
Lorsqu'il releva la tête, il vit pus loin que son camarade une jeune femme regarder le ciel en se cachant la main. Il ne savait pas pourquoi son regard s'était jeté sur elle, ses yeux étaient comme attirés par cette personne qui se différenciait de la foule.

Sans perdre plus de temps et rejoignit Ethan en lui souriant encore une fois, un de ses merveilleux sourires.



(C) Galimybé - Mini BN



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Jeu 11 Fév 2016 - 9:43
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Les arbres défilaient le long du chemin en laissant passer de manière séquentielle les rayons du soleil tel un stroboscope. Triste paysage ayant perdu de sa superbe depuis le temps que la pollution et la misère avait envahi ce monde. Très vite, ce résidu de campagne laissa sa place à un cadre plus urbain… ou en tout cas à des constructions ressemblant à des habitations. Des ruines plus qu’autre chose, comment des gens peuvent vivre dans de tels taudis ? Le voyage n’avait rien d’une croisière dans les îles surtout que la compagnie n’était pas vraiment appréciable. Il sentait régulièrement un regard se poser sur lui, le scientifique l’épiait comme pour essayer de déceler quelque chose, une émotion peut-être. Tentative vaine et illusoire, Ethan n’était pas connu pour faire dans le sentimentale. D’autant que son statut au sein du gouvernement n’encourageait pas ce genre de comportement.

Quand le véhicule s’arrêta, Ethan souffla profondément. Ce genre de transfert n’avait rien de plus chiant et il espérait que la mission soit faite au plus vite. Il glissa le long de son bras la sangle de son arme qu’il cala sur son épaule. Il passa sa veste par-dessus et arma sèchement son fusil. Un bruit métallique résonna dans l’habitacle en laissant entendre les pièces mobiles du canon se mettre en place et engager une balle, prête à faire feu. Au moment, où il voulu tirer sur la poignée de sa portière, le chauffeur les interpella sur quelques détails de la mission.

- Nous sommes arrivés. Vous êtes actuellement dans le territoire Alpha et plus précisément dans Les Faubourgs. Comme prévu, je vous donne ceci,
il tendit un papier soigneusement plié à Ethan Kilic, c'est l'adresse où vous devez vous rendre, mais attention... Je ne sais pas si les supérieurs vous l'ont dit, mais un autre groupe comme vous ont déjà essayé de réussir la mission.

Il respira un bon coup et reprit avec un sérieux et un calme terrifiant.

- Ils n'ont malheureusement pas réussi, nous ne savons pas la cause de leur perte...


Ethan esquissa un léger sourire de défi. S’ils avaient échoué, c’est qu’ils n’étaient pas à la hauteur.

- Bien, le temps presse, je vous souhaite bonne chance.

A jamais et pour toujours à Aurora, chuchota-t-il.

De la chance ? L’agent n’en avait pas besoin. Il n’aime pas compter sur un facteur qu’il ne peut maitriser. Le souci c’est que la mission, telle qu’elle se présente, ne comporte que très peu d’aspects qu’il peut contrôler. Ca, ça le mettait quelque peu mal à l’aise.
Au moment de quitter le véhicule, une odeur nauséabonde envahi les narines d’Ethan. La moisissure, l’infection, la vermine, …  Décidemment, l’agent n’arriverait jamais à se faire au décalage de vie. Comment des gens peuvent-ils supporter vivre dans une telle misère alors qu’Aurora leur offre l’Eden ?
Ecartant ces idées d’un geste de la main, il jeta un œil sur le morceau de papier reçu du chauffeur. Il ne connaissait pas très bien les Faubourgs mais cela ne devait pas être trop loin de leur position.


- Bon... Où doit-on livrer ce colis ?

Ethan comprit que le scientifique s’inquiétait de savoir où ils devaient se rendre. Sans même le regarder, il lui montra leur point de rendez-vous. Et toujours sans un mot, les deux hommes se mirent en route à travers la population. D’un pas décidé, l’agent scrutait son environnement, à toute menace potentielle sans même prêter attention à son coéquipier.


- Décidément ! Attends un peu ! On va se perdre si ça conti-


/PAF/

L’imbécile ne sait même pas mettre un pied devant l’autre. Il n’avait vraiment pas tiré le bon numéro… Heureusement, il n’avait pas lâché le colis. Il n’y avait plus qu’à espérer que son précieux contenu ne soit pas endommagé. Ethan regarda, désespéré, le scientifique qui se relevait fébrilement et attendit qu’il le rejoigne.

- J’espère que tu connais le coin, je ne tiens pas à devoir passer mon temps après toi.

Une remarque cinglante était toujours un bon moyen déguisé pour faire passer un message. Ethan n’était pas mauvais en orientation mais dans ce bazar, tout se ressemblait et une rue pouvait en être une autre si on n’y prêtait pas attention. Le problème c’est qu’il avait du mal à gérer à la fois l’orientation et la surveillance des gens qu’ils croisaient. Les deux membres d’Aurora faisaient quand même tâche dans ce quartier quelque peu malfamé.
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