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 :: Code du territoire : Z-Δ :: Le Territoire Delta - le Vide-Ordures Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

D'un village pauvre à un bidonville

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Âge : 25
Féminin
Matricule : Civil
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Sam 26 Déc 2015 - 20:11
Cela fait deux mois que tu voyages seule dans le vaste pays espagnole après que Rogelio soit parti rejoindre sa famille, ou du moins ce qu'il en reste. Etant loin de ton village, tu n'as pas le courage d'y retourner et continues ta route. Mais ce n'est plus pareil désormais... Avant, tu passais tes journées à écouter plus ou moins sagement les conseils de ton maître au maniement du sabre, tu apprenais dans tes brefs instants de répit à confectionner la mixture paralysantes de tes seringues, et tu passais tes nuits à te repasser la théorie que Rogelio t'avais apprise le jour-même.

Oui, tes journées étaient remplies et tu adorais les passer à ses côtés. Il t'avait beaucoup appris en 5 ans. Avec fierté, tu peux maintenant te rendre compte tu changement qui s'est opéré en toi. Pas au niveau du caractère, bien entendu ! De ce côté-là, tu n'as pas changé, portant toujours cette fermeté et ce courage dont tu avais fait preuve face à Ceferino, mais au niveau de tes capacités, tu avais gagné de l’expérience. D'une fille qui avait comme arme uniquement ton panache et tes poings, tu possèdes à présent un panel de moyen de défense et d'attaque en plus. Et ça, tu le savoures intérieurement.

Oui mais tu as beau avoir tout ça, les deux mois que tu passes à voyager et t'approcher de la frontière française sans vraiment de raison te semblent fade. Tu ne fais plus rien, te contentant de vagabonder d'une auberge à l'autre et jouer avec tes cheveux dans ton lit, attendant que les heures passent et que le sommeil enfin te gagne. Le paysage par lequel tu passes, pourtant inconnu et pour une partie vraiment jolie ne t’intéresse plus.

Du moins jusqu’à ce que tu arrives à un endroit précis. Tu es dans tes pensées, et soudain, tu te rends compte que ce que tu as autour de toi ne ressemble plus beaucoup à ce que tu avais l’habitude de voir. Tu n’as aucune idée du chemin que tu as emprunté pour l’atteindre, mais il t’intrigue : tu découvres un village qui te fait beaucoup penser au tien. De loin, il semblait bien délabré et sans vraiment de vie. Jetant un regard derrière toi avant de replacer tes yeux vers les habitations, tu hésites à t’approcher. Mais bien vite, tu réalise que depuis deux mois, tu n’avais plus envie de voyager. Peut-être que cet endroit pouvait subvenir à ton souhaiter d’enfin te poser, du moins pour un instant.

Tu décides donc de marcher vers le village et plus tu avances, plus tu sens une drôle d’atmosphère. Tu fronces les sourcils et avances lentement entre les maisons prêtes à tomber pour certaines. Un brin étonnée du spectacle que tu as sous les yeux, tu cherches si une âme humaine parcourt encore les rues de ce village abandonné, ou si tu es seule à déambuler dans ce désert désordonné. Tu découvres quelques inscriptions sur les ruines de maisons, et tu découvres que ce n’est pas de l’espagnol. Tu en déduis donc que tu avais bel et bien passé la frontière de ton pays. Mais tu n’aurais pas cru qu’au-delà, c’était une telle débâcle… Connaissant quelques mots de français, tu peux deviner une partie de ce qui était écrit, mais cela ne suffit pas à comprendre la pancarte.

N’aimant pas cette ambiance pesante, tu te permets de crier.

Ya quelqu’un ?
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Tempérance P. Van Enlise
Lieutenant de Police
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Lun 28 Déc 2015 - 14:15





₪۩۞۩Katarina₪۩۞۩₪

D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


Sexe, amour, contrôle, argent.

L'équation semblait simple mais demandait plus d'intelligence pour comprendre toute la difficulté de ce monde.

Je faisais rarement dans la charité, il fallait le dire. Je venais de ce milieu où mendier était le seul moyen d'obtenir quelque chose et où l'on devait donner la dignité pour avoir un semblant d'existence. Je n'avais pas eu besoin de tout ça, on m'avait déjà tout pris dans la cage du premier laboratoire clandestin d'Aurora.

Je n'aimais pas cet endroit. Il me rappelait que chacune des personnes qui se laisser aller à la dérive et aux caprices de l'humanité était une potentielle victime de la société miracle. Une personne qui ne manquera à aucune famille, quelqu'un qui n'a d'importance que la présence fantomatique qui s'efface au premier orage. Si j'étais là, ce n'était pas par choix.

Dans ma voiture banalisée, je sirotais mon café en m'arrêtant un court instant sur les souvenirs tortueux d'un passé qui te donnaient des insomnies notoires. Dehors, j'entendais les pensées d'un vieux monsieur qui se demandait si demain il ferait plus chaud. Je me le demandais aussi. Depuis le début de la famine, le bidonville était le premier à mourir, à se laisser dépérir et à être en proie à des émeutes importantes. Mais ce qui m'intéressait se trouvait quelque part dans cette ville fête de carton et de taules. Un indic avec de précieux renseignement sur Aurora.

Cela faisait trois jours que je planquais deux heures dans cet endroit et je sus à la froideur de mon café que j'allais encore devoir revenir demain. Je m'apprêtais à démarrer ma voiture quand je captais un flux de pensées étrange. A vrai dire, il me fallut une bonne minute pour comprendre ce n'était pas français. Italien ? Non, espagnol.

Je sortis de la voiture, curieuse de connaître la source des pensées.

- Y a quelqu'un ?

La voix tressauta sur un accent familier et j'eus un sourire. Je ne m'étais pas trompée, c'était bel et bien espagnol. Et c'était une femme ou une fille devrais-je dire. Je serrais les dents une seconde, en proie à un dilemme. Une étrangère venue ici était une proie parfaite pour Aurora. Et si ce n'était pas Aurora qui l'avait, se serait un mec louche du coup. Je me passais la main dans mes cheveux roux et soupirais. Puisqu'il le fallait.

Je me raclais la gorge et criais dans un espagnol un peu vieux :

- Mademoiselle ? Où êtes-vous ?




                 

©Setsu Nekos


"Mon métier de flic est la seule chose qui me fait me lever le matin, même si je ne peux arrêter les vrais pourritures de ce monde."

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Âge : 25
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Lun 28 Déc 2015 - 15:59
De façon surprenante, il y a écho à ta demande. Toi qui pensait que c'était désert, tu comprends maintenant que non. Ce qui t'étonne le plus, c'est que tu as parfaitement compris ce qu'on te disait. Ou du moins, tu as plus compris que si on t'avais parlé en français. Tu ne t'attendais pas à ce que la première personne que tu croises dans ce taudis et surtout hors d'Espagne sache ta langue maternelle.

Tu t'empresses donc d'essayer de répondre à sa demande, regardant rapidement autour de toi pour lui donner des indications sur ta positions. Tu a de la peine à trouver quelque chose de significatif parce-que tout se ressemble. Sans te démonter pour autant, tu indiques simplement ce que tu vois, en espagnole puisque la personne semblait connaître. Cela t'évite surtout de devoir sortir les trois pauvres mots que tu connaissais en français.

Ben je suis entourée de maisons en ruines et de tôles en plusieurs morceaux, c'est tout ce que je peux te dire...

Evidemment que ça ne devait pas lui rendre service pour un sous, mais que voulais-tu dire ? Tu ne connaissais rien ici, et ton niveau de français ne t'aidais pas à avoir d'autres indications pertinente. La voix va devoir se débrouiller avec ça.

Ne désirant pas rester comme un poireaux à crier, tu décides de te baser sur le son que tu as entendu pour en deviner la provenance. Tu as une vague idée, mais c'est encore très imprécis. Marchant lentement sur les allées caillouteuses, tu continues de découvrir le paysage et dans le même temps, à chercher la femme qui t'avais répondu. Car oui, à en juger le timbre de voix, tu penchais plus pour le sexe féminin. Tu décides en tout cas de te fixer à ça pour tes recherches.

Et toi, t'es où ?
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Tempérance P. Van Enlise
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Sam 2 Jan 2016 - 17:15





₪۩۞۩Katarina₪۩۞۩₪

D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


J'étais rouillée en espagnol. Quand j'étais à l'école de police, on nous avait demandé de choisir une troisième langue. Etant allemande de naissance, je connaissais déjà l'allemand et le français et j'avais appris l'anglais dans un des laboratoires d'Aurora. L'espagnol que j'avais appris ne m'avait jamais servie, mise à part une fois pour parler avec un preneur d'otage brésilien. J'essayais de localiser la voix et articulais mes ondes cérébrales pour capter les pensées des alentours. Je n'aimais pas faire ça, ça me donnait mal au crâne, me fatiguais et me mettais de mauvaise humeur. Je le faisais uniquement parce que j'étais curieuse de savoir ce qui c'était. Et puis, si je me trompais et qu'il s'agissait d'une adolescente, j'avais le devoir de la sortir de là. Par principe.

Quand on perd toute sa famille lors d'un bombardement et qu'on se fait enlever par des scientifiques psychopathes, aider les autres m'était un peu accessoire, mais je n'étais pas inhumaine.

Je bifurquais dans une ruelle en ignorant les bouteilles de bière qui s'empilaient et l'homme qui fixait le vide.

Faut que je meurs, va faire froid ce soir...

Je secouais la tête pour chasser la pensée du type. Je lui aurais filer un billet si j'avais eu de la monnaie. Mais comme je le disais, je ne faisais pas dans la charité.

J'entendais la voix dans ma tête. Elle était faible, mais à mesure que j'avançais, je la sentais de plus en plus forte, je m'en rapprochais. Je me raclais à nouveau la gorge.

- J'approche.

Je bifurquais une deuxième fois, relevais mon bouclier mental et distinguais une silhouette. Par réflexe, je posais ma main sur mon arme.

Mademoiselle ? Est-ce vous ?




                 

©Setsu Nekos


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Mer 6 Jan 2016 - 11:24
La femme t'indique qu'elle se rapprochait. Redoublement alors d'attention, tu ralentis tes pas mais accélère ton balayage visuel. Tu entends effectivement des pas dans la direction que tu avais défini tout à l'heure. Apparemment, ton estimation semble être plutôt correcte. Dans le fond, tu ne sais pas vraiment pourquoi tu cherches si ardemment cette femme, mais quelque chose te pousses à la rencontrer. Peut-être allait-elle  te permettre de savoir dans quel endroit tu avais atterrit ?

Soudainement, tu entends un bruit tout proche. Une boîte venait de rouler sur le sol, et à peine tu l'aperçois que tes yeux t'avertissent d'une autre présence. Tu supposes fortement que c'était la voix que tu entendais, mais la voir la main sur quelque chose te rend méfiante et ta main droite rejoint immédiatement le manche de ton sabre, que tu portes sur ton dos. Tu ne le sors pas, car tu n'as pas de raison de le faire.

Evidemment que je suis moi, et j'ai l'impression en t'entendant que tu es la voix que j'entendais jusqu'à maintenant.

Lentement, mais sans cesser de la fixer, je redescendis mon bras le long du corps.

Je me suis perdue en voyageant, et je suis atterrit un peu par hasard ici. Tu sais où on est ?

Spoiler:
 
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Tempérance P. Van Enlise
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Lun 25 Jan 2016 - 21:13





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D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


Je m'approchais et découvris la silhouette d'une jeune femme ayant sensiblement le même âge que moi. Je l'observais un instant avant de remarquer la bosse dans son dos. Une petite intrusion dans ses pensées me permit de vaguement comprendre qu'elle était armée. Bien. Cela signifiait qu'elle n'était pas aussi chétive qu'il semblait l'être et que j'allais pouvoir rentrer plutôt ce soir si tout se passait bien.

Grâce à ma vision affutée, je la voyais parfaitement et m'étonnais même de croiser un visage aussi ferme. Je décidais de miser sur ma force de cobaye au cas où ça tournerait mal et laissais tomber ma main de mon arme. Etant en service, je n'avais pas le choix que de m'annoncer en temps que flic. A vrai dire, j'aimais bien ce moment car c'était là où l'on savait à qui on a à faire. Haussement de sourcils ou non, surprise ou pas, peur ou curiosité, les gens se trahissaient au moment où l'on posait une plaque de police sur leur palier. C'était assez marrant.

- Bonsoir. Je suis le Lieutenant Van Enlise de l'Unité d'Élite d'Intervention.

J'essayais de trouver mon vocabulaire espagnol pour pouvoir formuler une réponse correcte. Je pouvais lui parler en allemand, en anglais et en français. Mais mon espagnol scolaire était loin et cobaye ou non, j'avais aussi des lacunes en matière.

- Vous êtes dans le Territoire Delta, dans le bidonville. D'où venez-vous ?  

Pas de question brusque. Pas de quoi la faire paniquer si jamais. Rester évasif. Je ne savais pas pourquoi j'étais passée en mode sécurité, mais il valait mieux.

Dans cet endroit, il valait mieux.

                 

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Mar 2 Fév 2016 - 10:10
Tu ne peux t'empêcher une réaction quand elle t'annonce son métier. Un haussement de sourcil, les poings serrés et tu te retiens de dégainer ton arme, le regard se durcissant à son égard. Cette déclaration fait remonter en toi une foule de souvenirs. Et le pire de tous : le visage de Ceferino et de ses gardes. Oh dieu que tu haïssais ce personnage. Les 4 ans que tu avais vécu sous son emprise t'avais forgé une image bien négative des personne en uniforme. Tu les voyais comme de simples profiteurs qui ne font que oppresser les pauvres civils.

Telle était la vision que tu avais du moins lorsque tu quittas ton village avec Rogelio. Plusieurs fois, tu avais répondu à tes pulsions en voyant un policier, ayant failli causer pas mal de problème à ton maître. Il dut être patient pendant ces cinq dernières années pour calmer tes ardeurs et que tu ne crée plus d'émeute à chaque fois que tu croisais un officier. Mais finalement, il avait pu te faire comprendre que ceux que tu avais côtoyer dans mon village n'était pas représentatifs de la majorité du monde. Cela ne voulait pas dire que désormais tu  faisais une totale confiance aux policiers, mais au moins, tu leur laissais une chance de te montrer qu'il n'avait rien à voir avec Ceferino.

Après quelques secondes de combat intérieur pour ne pas lui sauter au cou, tu peux enfin te concentrer sur l'indication qu'elle te donne sur l'endroit où tu te situe. Même si la désignation de "bidonville" ne t'étonne pas, le nom du territoire t'interpelle. Delta, comme la lettre grec. Est-ce que cela signifiait que les zones de ce pays était appelé selon leur niveau de richesse ? Y avait-il une zone alpha bien plus riche que celle-ci ? Tu n'en sais rien et pour l'instant, tu ne lui demande pas plus d'informations. À vrai dire, tout ce qui t'intéresse en ce moment c'est ce territoire.

Le lieutenant te demande ta provenance, dans un espagnol approximatif. Tu dois reconnaître que même si tu déteste son métier, tu dois saluer son effort pour parler dans ta langue et essayer de t'aider. Hésitant un instant à lui répondre honnêtement, tu te dis finalement qu'ainsi, tu évitais les problèmes. Tu tournes ton regard en direction du chemin que tu avais emprunté pour venir et déclare en montrant la direction du doigt.

Je viens d'Espagne, d'un petit village bien perdu.

Pas plus, pour l'instant, tu considérais que tu avais répondu à sa question, et que tu n'avais pas à en dire plus, même si en t'écoutant, on devinait facilement ta provenance. Tu poses alors une question.

Dis-moi. Quel est ton rôle précisément ici ? C'est toi qui a foutu ces gens dans la merde ?

Franche et concise, c'est ce qui te caractérisait. Cela allait te permettre de cerner un peu mieux la jeune femme et de décider si tu devais faire d'elle ton ennemi ou ton allié. Cette spontanéité t'as valu les félicitations comme les reproches de Rogelio, car dans certains cas, elle a plus empirer les choses qu'elle les a résolu.

Mais tu étais comme ça...
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Tempérance P. Van Enlise
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Mar 2 Fév 2016 - 20:28





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D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


Je n'avais pas besoin d'être un génie pour savoir qu'elle venait d'Espagne et je me doutais aussi qu'elle n'allait pas me sortir une grande ville ou un truc comme ça. Globalement, elle noyait le poisson et ne répondait absolument pas à mes questions. A vrai dire, je m'en fichais pas mal d'où elle venait, c'était pour savoir si elle pouvait être rattachée à gang qui s'amuse à kidnapper des gens à l'étranger pour les revendre.

"Ceferino... Rogelio... "

J'entendais des noms dans sa tête, mais je n'étais pas capable de tout comprendre, mise à part qu'elle ne me portait pas dans son cœur, ou du moins ma profession. Personnellement, ça me faisait ni chaud, ni froid.

- Dis-moi. Quel est ton rôle précisément ici ? C'est toi qui a foutu ces gens dans la merde ?

Je la dévisageais avant d'éclater de rire. C'était un rire sincère, un rire amusé. Franchement, je ne savais pas d'où elle sortait celle-là, mais en tout cas, elle avait de l'humour. J'aimais beaucoup les personnes franches, mais je détestais celles qui me manquaient de respect. Pour l'instant, je lui laissais le plaisir du doute. Après tout, elle était loin de chez elle et manquer de tac n'était pas forcément un moyen de construire des relations. De toute façon, je la sortais de là et je me barrais. Simple, court et précis.

- Moi, je m'occupe des preneurs d'otage. Les gens arrivent généralement à se mettre dans la merde tous seuls. 

J'eus un sourire ironique, puis je lui fis un signe de la tête de me suivre.


- Bon, si tu veux, je te dépose en ville. Mais ne traînons pas. 



                 

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Mer 10 Fév 2016 - 17:17
Tu fronces les sourcils quand la policière éclate de rire, te demandant ce qu'il y avait de si drôle. Tu a posé cette question bien sérieusement, et elle semblait la prendre comme quelque chose de ridicule. Se fout-elle de toi ? Si tel est le cas, tu va lui faire comprendre que tu ne plaisantais pas, physiquement s'il le faut, policière ou non. Serrant davantage les poings, tu te retiens de répliquer.

Heureusement, tu comprends quand elle prend la parole que non, elle n'était pas responsable de l'état de cet endroit, du moins d'après ses dires. Peut-être ne lui avait-on jamais posé la question, d'où sa réaction.  Elle prétend même être le contraire: une justicière à la recherche de ceux qui prenaient les gens en otage. Vérité ou non, tu n'en sais rien du tout.

C'est d'ailleurs ce qui te met dans l'embarras lorsqu'elle te propose de t'emmener en ville. À vrai dire, l'endroit pue et le décor est franchement pas agréable. ça te rappelle trop ton village, et tu ne veux admettre qu'il te manquait. Tu y est attachée après tout. Mais la perspective de voyager avec quelqu'un dont tu ne sais rien et qui en plus porte l'uniforme te déplait assez. Tu n'appréhendais pas un affrontement, mais que cette femme te court-circuite par surprise, ne te laissant pas le temps d'agir, à l'image de ta capture dans l'écurie 5 ans en arrière.

Tu a envie de voyager, c'est clair. Depuis tes débuts avec Rogelio, tu veux découvrir un peu les alentours de ton pays. Tu n'a pas un très bon sens de l'orientation, ce qui t'a valut d'être en face de la jeune femme à présent, mais qu'importe. Tu n'as pas d'itinéraire précis. Quelque part, tu vas où tes pas te mène et c'est tout. Affichant un regard plutôt neutre, mais cachant un débat intérieur, tu déclare d'une voix calme.

C'est gentil, mais je vais me débrouiller toute seule. Je voulais juste savoir où on était, et maintenant je sais. Merci beaucoup d'ailleurs.  
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Tempérance P. Van Enlise
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Jeu 11 Fév 2016 - 11:30





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D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


- C'est gentil, mais je vais me débrouiller toute seule. Je voulais juste savoir où on était, et maintenant je sais. Merci beaucoup d'ailleurs.

Cela ne m'étonnait pas. Le dégoût de ma profession et ce caractère rentre dedans ne m'annonçaient pas une nouvelle amitié. Elle me mettait un peu au pied du mur, quelque part. Mon rôle de flic ne me laissait pas tranquille avec le fait de la laisser toute seule, surtout ici où Aurora venait piocher ses cobayes. Et mon côté Tempérance me disait clairement que si c'était ce qu'elle voulait, je devais la laisser faire. Après tout, elle avait peut-être une chance de s'en sortir, elle m'avait l'air assez tenace.

Mais je ne pouvais pas. Je me passais la main dans ma queue-chevale avec un signe d'agacement. Elle avait mon âge, elle était seule, sûrement têtue et bornée et elle avait peut-être la malchance de fuir quelque chose. Je ne venais pas non plus d'ici et ne pas connaître la langue ou quoi que ce soit d'un endroit, c'était vite déroutant.

Bonne conscience où non, j'allais essayer tout de même. Sinon, je n'insisterais plus.

- Je ne vous demande pas de signer un contrat. Je ne suis pas de ce pays et j'ai été arraché au mien. Ce que je veux, c'est juste vous laisser une chance de vous perdre dans la grandeur de la ville.

Je tournais la tête pour guetter les bruits qui venaient de surgir. Je soupirais.

- Comme vous voulez. Je vous laisse ici, au pire.

Je croisais les bras, attendant qu'elle me confirme sa décision.


                 

©Setsu Nekos


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Lun 29 Fév 2016 - 17:46
Tu réfléchis. Plus tu parles avec elle, et plus tu as l'impression qu'elle est honnête. Et ça t'emmerde. Oui, ça t'emmerde parce-que tu ne sais plus quoi faire. Dois-tu écouter les conseils de Rogelio et accepter l'offre de la femme, ou suivre ton instinct et l'envoyer balader ?

Après tout, sa proposition n'a rien de méchant, mais les derniers instants avec Adela ne laissait rien soupçonner non plus à l'époque. Tu sens tes poings se serrer à ce souvenir qui remonte. Puis, agacée, tu secoues la tête.

À quoi joues-tu ? Pour qui te prends-tu ? Tu est Katarina sin miedo, surnommée ainsi par le village car tu n'a peur de rien. Est-ce la peur qui te fait ainsi hésiter ? Est-ce que les échecs de ton village natal te hantent tellement qu'ils te bloquent ? Pitoyable. Adela n'était qu'une fourbe personne qui allait payer cher son offense si tu la recroisais. Et si cette policière avait les mêmes desseins qu'elle, à savoir abuser de la confiance que tu daignes lui témoigner, elle ne viendra que rallonger la liste de tes ennemies rien de plus. Tu savais te défendre non de non. Allez réveilles-toi !

Tu prends une grande respiration et tu défis du regard la policière, lui signifiant sans mot que tu n'étais pas n'importe qui.

Très bien, j'accepte de te suivre, mais je te préviens.

Je lève mon doigt et montre mon sabre.

À la moindre entourloupe de ta part, je l'utilise et je te fais payer chaque sale coup, pigé ?

Tu avais repris l'assurance d'antan. Tu conclus par une brève explication.

J'ai déjà eu à faire à des policiers vraiment dégueulasse, je sais de quoi je cause.

Spoiler:
 
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Tempérance P. Van Enlise
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Mar 1 Mar 2016 - 21:28





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D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


Un petit passage dans sa tête me fit comprendre que le choix n'était pas simple pour elle. Elle semblait tiraillée entre quelque chose qui s'était produit par le passé et maintenant. Je ne comprenais pas tout ce qu'il se passait dans son crâne, mais j'avais très envie de la planter là. J'étais patience, mais je ne voulais pas qu'elle se repasse le fil de sa vie. Si je devais faire ça à chaque décision que je devais prendre, je n'étais clairement pas sortie de l'auberge. Mais forcé de constater qu'elle était bien décidée à le faire. Pourtant, je voulais juste la déposer en ville, je ne lui avais pas demandé de coucher avec moi.

Finalement, elle redressa la tête, sûre d'elle. D'un espagnol limpide et maîtrisé, elle me montra l'arme que j'avais repéré et je me contentais de croiser son regard.


- J'ai déjà eu à faire des policiers vraiment dégueulasse, je sais de quoi je parle

Je la détaillais de haut en bas, ne sachant quelle conclusion tirée. On en connaissait tous, des flics crapuleux et je m'étais fait un plaisir d'en coffrer deux ou trois, mais il semblait qu'elle ait vraiment une dent contre ces types. Je ne savais pas trop ce qui pouvait amener une fille comme elle à se balader avec un katana comme seule arme dans un pays étranger, mais à part la connerie, je ne vois pas trop quoi. Cependant, je ne pouvais pas la juger, j'étais littéralement pire qu'elle.

Je lui offris un sourire.

- Crois-moi, tu ne sera pas la première à essayer.

D'un mouvement de la tête, je lui fis signe de me suivre. Sans attendre sa réponse, je me mis en marche devant elle, gardant un oeil mental sur ses pensées, au cas où elle aurait la bonne idée de m'attaquer. Je ne doutais absolument pas de ma supériorité, à moins que c'était un cobaye elle aussi, ce que je doutais fort. Elle ne se trimballerait avec un katana que par fantaisie ?

Je repassais devant l'homme et lui lâchais finalement un billet de cinq. Je m'approchais de la voiture et m'installais sur le fauteuil en attendant qu'elle s'installe.

- Quel est ton nom ?

                 

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Jeu 3 Mar 2016 - 13:45
- Crois-moi, tu ne sera pas la première à essayer.

Cette remarque te fait tiquer. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Avait-elle supprimé toutes les personnes qui s'étaient opposées à elle ? Finissait-il comme lorsque tu étais sous la domination de Ceferino ?

Tu fronces les sourcils tandis que tu montes d'un cran ta garde. Tu ne la sens vraiment pas cette femme. Les deux seules raisons pour lesquelles tu la suis sont que tu fais confiance à ton maître, qui jusque là ne t'avais jamais menti, et que tu a une très grande confiance en toi. L'épisode de l'écurie ne reproduira pas. Cette fois, en cas de problème, c'est toi qui dominera.

Tu la regardes donner de l'argent à un pauvre en silence, sans réagir. Puis tu t'assied sur le côté passager. Quand tu entends sa question, ta réponse te vient sans hésiter.

Je préfère le dire à ceux en qui j'ai vraiment confiance, désolée...

Le ton n'était pas répressif, mais juste assez expressif pour signifier que tu n'étais pas ami avec. Tu ne voyais aucune raison de dévoiler ton nom maintenant. Surtout pas à elle.

Tu n'aimes pas trop le silence qui s'installe entre vous, mais tu préfères ça à une discussion paraissant banale et qui officieusement, en dit beaucoup trop sur toi. Tu te contentes donc de regarder le paysage défilé par la fenêtre. Tu n'étais pas sotte, si elle voulait parler, tu n'allais pas l'ignorer. Mais tu allais bien réfléchir aux mots que tu allais utiliser, pour limiter le flux d'information.
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Tempérance P. Van Enlise
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Ven 11 Mar 2016 - 18:22





₪۩۞۩Katarina₪۩۞۩₪

D'un village pauvre à un bidonville

"Turning the lights out"


- Je préfère le dire à ceux en qui j'ai vraiment confiance, désolée...

Son ton était simple, direct. Il n'était pas agressif, ni même vraiment désolé, ce qui me fit penser qu'elle ne devait pas avoir beaucoup de personne en qui elle devait faire confiance. Je me demandais comment elle en était arrivée à vouloir jusqu'à même cacher son prénom. Mais je me doutais que c'était dû à son passé. Il était rare que les gens immigres dans notre contexte actuel de famine. Cependant, la plupart tentait leur chance pour intégrer Aurora Corporation. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était qu'ils ne prenaient pas les étrangers, dû moins, pas officiellement.

Je me retenais de soupirer. Je ne pouvais pas vraiment lui dire que dans une si grande ville, personne ne saurait qui elle était et que tout le monde s'en fichait un peu de qui elle pouvait être. Mais je m'abstenais de lui dire, parce que je ne voulais pas qu'elle saute de la voiture en chemin. Je me mis d'ailleurs en route, juste au moment où il commençait à pleuvoir. Le ciel était grisâtre et on ne voyait pas à cinq mètres devant. Je finis par abandonner l'idée de mettre la sirène et de rouler à fond quand je me rendis compte que la route était une vraie patinoire.

A l'intérieur de la voiture, c'était le silence de mort. C'était gênant, clairement, mais je ne savais pas trop quoi lui dire. Je ne pouvais pas l'interroger sur les raisons de sa venue ici, si déjà elle refusait même de me donner son nom. En temps normal, je l'aurais emmener au commissariat pour qu'ils se débrouillent avec elle, mais j'avais vraiment la flemme de conduire jusqu'à là-bas, et j'étais après tout, moi aussi une étrangère. C'était par là que je devais peut-être commencer.

- J'ai compris que tu n'étais pas disposée à me dire ton nom. Cependant, sache que je suis comme toi. A la différence, que moi on m'a enlevé de mon pays. Fis-je, en faisant ressortir mon accent allemand que j'avais eu tellement de mal à cacher.

J'eus un sourire presque amusé en pensant à ma scolarité abominable dans ce pays. Heureusement que je pouvais lire dans les pensées, ça m'a presque sauvé.

- Je ne sais pas pourquoi tu es là. Mais saches que je sais ce que ça fait d'arriver dans un endroit inconnu... et de tomber sur les mauvaises personnes.

Finalement, mon espagnol me revenait de plus en plus.


                 

©Setsu Nekos


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Sam 12 Mar 2016 - 21:55
Pendant le grand silence qui s'installe, tu observe le temps qui se dégrade, comme s'il t'annonçait que tu avais fait une connerie en montant dans la voiture. Il faisait penser à ces films où le temps suivait l'ambiance de la trame. Tu surveilles toujours du coin de l'œil la policière, au cas où elle aurait la mauvaise idée de tenter quelque chose contre toi. La pluie    commence lentement de frapper la voiture quand la policière reprend soudainement la parole. Ce qu'elle déclare a le don de t'interpeller, même si extérieurement tu mets du temps à réagir. Elle n'étais pas d'ici. Elle aussi était atterrit dans cet endroit sans le vouloir d'après ses dires. Elle a même subi bien pire que toi, qui avait quitté ton village de ton propre-chef. Pour elle, ça a été de force. L'avais-tu mal jugé ? Faisait-elle partie de cette petite majorité qui méritait ta confiance et qui était passé par approximativement les mêmes épreuves que toi ?

Pour l'instant, tu n'en savais rien et tu n'étais pas encore disposée à la lui confier, mais tu dois avouer que son discours t'intrigue. D'ailleurs, depuis le début, elle ne t'avais pas agressée une seule fois alors qu'elle aurait eu honnêtement pas mal d'occasion de le faire. Tout cela te fait réfléchir, soit elle cache bien son jeu, soit elle est vraiment honnête. Après quelques seconde où le silence avait repris ses droits, tu finis par la regarder un instant. Elle faisait clairement l'effort de communiquer avec toi en espagnol, ce qu'elle n'était pas obligé de faire. Elle aurait pu t'envoyer promener dans la langue local. Alors, tu finis par lâcher.

Il t'es arrivé quoi ? C'est parce-que des enfoirés ton trahit que tu es entrée dans la police ?

Tu penses à Adela en demandant ça. D'ailleurs, ça te fait tout bizarre de t'inquiéter de la vie d'une policière, mais étrangement à ce moment-là, tu es intéressée par en savoir un peu plus sur elle.
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Dim 20 Mar 2016 - 15:14





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"Turning the lights out"


J'avais enfin réussi à capter son attention. Même si je devais lui parler un peu de moi, cela ne me dérangeait pas, au final. Après tout, je n'allais rien lui révéler d'essentiel. Je lui jetais un coup d'œil, la dévisageant quelques secondes la jeune femme aux cheveux noirs. A vrai dire, elle n'était clairement pas du genre à se laisser impressionner par n'importe quel discours et j'étais plutôt satisfaite d'avoir touché une corde sensible.

- Je viens d'Allemagne. Ils m'ont enlevé de mon pays après le bombardement de mon village.

Je me tue quelques secondes pour éviter que les souvenirs me remontent. Je ralentis au feu rouge et activais mes essuie-glaces tout en fixant la pluie qui s'écrasait sur la vitre. Le visage de ma mère se faufila quand même sous mes paupières. Je secouais la tête et redémarrais au feu vert.

- Ce qu'ils m'ont fait, ils l'ont fait à d'autres et je ne veux plus que ça arrive. Voilà pourquoi je suis flic, pour éradiquer le mal à sa source.

J'accélérais peu, essayant de contrôler les souvenirs. Je devais détourner le sujet.

- Je pense que tu es assez grande pour te débrouiller toute seule. Mais contre eux, il vaut mieux avoir des alliés partout. Dis-moi qui tu es et un jour, je pourrais t'aider.

Je tournais la tête vers elle pour la fixer droit dans les yeux.

                 

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Mer 23 Mar 2016 - 16:12
Tu écoutes d'une oreille attentive ce qu'elle a à te dire. C'est bien ce que tu pensais. Elle avait vécu pire que toi. Même si tu avais été sous ta tutelle de Ceferino, tu étais quand même au près des tiens. Tu avais perdu des parents dans l'histoire, certes, mais ton village, tes racines, tous ce qui faisait ce que tu étais aujourd'hui, excepté ces deux êtres, étaient encore en vie, et c'est toi, et toi seule qui avais décidé de les laisser au passé. Tu laisses tranquillement la policière finir son discours avant de laisser à nouveau le silence s'installer, puis tu prends la parole.

Qui ça  "ils" ? À qui je dois faire attention ? Il en était pas à leur première attaque dans ton village ?


Elle pouvait bien sûr avoir tout inventé. Qui pouvait confirmer qu'une dame que tu connaissais même pas te disait la vérité ? Après tout, l'homme ne se gène pas pour mentir, comme Adela. C'est pour cela que tu décides d'encore taire ton nom.

Désolée, mais même si tu parais honnête, je ne te connais pas encore assez pour te dévoiler mon nom. Appelle-moi l'espagnol si ça te fait plaisir.

De toute façon, elle connaissait déjà mon origine, alors lui proposer ce pseudo provisoire ne dévoilerait rien de plus de toi. Tu avais d'ailleurs dit cette phrase d'un ton neutre, enlevant tout le mépris donc tu pouvais faire preuve au début de votre rencontre. C'était un ton qui sous-entendait que tu n'étais pas fermé à toute collaboration future, mais que tu attendais en revanche encore des preuves de sa sincérité, qui viendrait probablement sur le long terme.
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Dim 17 Avr 2016 - 17:55





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"Turning the lights out"


Cette fille me compliquait la tâche à vrai dire. J'étais bien d'accord qu'on ne devait faire confiance à personne, mais là, ce n'était même pas de la paranoïa. Je n'avais pas envie de l'appeler l'espagnol, mais finalement, je n'allais pas obtenir grand chose d'elle si je ne suivais pas un minimum ses conditions. Je me demandais d'ailleurs qu'est-ce que j'y gagnais de le faire, mais je ne devais pas oubliée qu'elle n'était qu'une proie facile ici, qu'importe d'où elle venait, d'où elle partait. Je n'avais pas brûler un laboratoire pour jeter le premier qui passait dedans par négligence. Je me demandais ce que donnerait un spot publicitaire contre Aurora donnerait. L'idée me fit presque sourire. Presque.

- Aurora Corporation. Toute personne qui veut te vendre du rêve dans ce pays fera de toi un monstre.

Je ne savais pas trop si elle comprenait la porter de ce que je disais et je ne voulais pas trop lui définir ce qu'était un monstre. Elle l'apprendra bien assez vite si elle traîne dans le coin. Et si elle savait que j'en étais un...

- Le Gouvernement aussi. Mais tout dépend qui. Il y a des gens qui sont juste aveuglés et d'autres qui savent ce que valent vraiment ces promesses. Je ne sais pas qui a attaqué mon village. Mais je sais ce qu'ils m'ont pris.

Nous arrivions bientôt au centre ville. Je ne savais pas trop où la déposer, mais j'allais faire durer encore un peu la trajet pour qu'elle ait le temps de bien assimilé ce que je lui disais. Je fis un petit détour par des quartiers résidentiels pour qu'elle puisse aussi admirer le pays, bien qu'avec cette pluie, on ne voyait que les lumières.


                 

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Dim 24 Avr 2016 - 15:54
Tient donc. Voilà qui est original. En écoutant les réponses de la policière, tu te crois dans ton village. Un gouvernement d'imbécile, et des gens qui te manipule pour arriver à leur fin. Est-ce donc comme cela partout ? Vas-tu revivre une deuxième fois la même histoire ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est que si ça se confirme, tu as plus d'expérience et de moyen pour y faire face. Tu serres le poing et un demi-sourire se dessine sur ta bouche. Bien que tu ne te réjouisse pas vraiment d'à nouveau rentrer dans une ville corrompue, l'idée de l'aider  germe dans ton esprit. Après tout, tu avais déjà combattu une fois, pourquoi pas deux.

Tu réfléchis à cette hypothèse, le regard posé sur tes pieds, avant de bouger les yeux vers la policière. La fixant en coin, tu te rappelle qu'elle t'as dévoilé être devenue flic pour justement combattre le gouvernement. C'est contradictoire quand tu sais que son métier représente en principe l'état. Tournant la tête franchement vers elle, tu lui demandes.

Quels sont tes plans pour combattre l'état apparemment corrompu, si tu incarnes le métier le représentant le plus ?

Puis tu regardes devant toi.

Tu sais, dans mon village, il  y avait aussi un gouvernement d'enfoiré, et j'ai pu le combattre avec de l'aide. Qu'en est-il de celui de cette fameuse Aurora ? Quel est leur niveau de puissance ?


Tu devenais de plus en plus intéressée à te mêler des affaires d'ici. Tu ne connaissais rien de cet endroit, n'avait aucune relation, aucune raison pertinente d'entrer dans la bataille, mais tu avais le sentiment que tu avais la possibilité d'aider les civils souffrants de ce système. Un manque d'adrénaline depuis 5 ans ? C'était possible...
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