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La malédiction des Arkeley

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Âge : 38
Masculin
Matricule : Scientifique
Profession : Rénégat
Analyses : 89
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Dim 3 Jan 2016 - 16:09
NOTE AU LECTEUR

Si vous êtes un habitué des sombres couloirs de la Corporation vous avez certainement déjà fait la connaissance de Jeremy Arkeley, un jeune manipulateur au charisme douteux qui à le chic pour se mettre dans des situations dangereuses. Sous ce personnage énigmatique se cache une des histoires les plus sombres de la Corporation... Il est un Arkeley, une famille anéantie par la folie d'un seul homme : Jameson. Ces deux personnages que tout oppose ont en commun une pseudo immortalité.
Jeremy est comme un être fantomatique, son pouvoir représente presque l’idéologie, le rêve, la fuite, la promesse d'un monde meilleur.  
A contrario son père est comme la matière elle même, une forteresse de guerre, indestructible et froide, implacable et cruelle comme le monde.

Jameson et Jeremy Arkeley vous propose à travers ces lignes de découvrir la lente descente aux enfers de cette famille.







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-Tout être vivant qui entre dans mon laboratoire... Devient un nouveau cobaye.-
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Jeremy Arkeley
Anarchiste
Âge : Près de la vingtaine.
Masculin
Matricule : Civil
Profession : Cr(H)acker, Hors-La-Loi.
Liens : This storm up there, it knows my name.
Analyses : 49
Double-Identité(s) : Rhyme West.
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Lun 4 Jan 2016 - 0:07

Introduction

Il y a beaucoup de choses dont je ne me souviens pas.
Pas uniquement parce qu’on m’a forcé à oublier. Egalement parce que mon peu de conscience s’est forcé à oublier.

Ce que d’autres ont du mal à imaginer, c’est que mon père était un type normal, simple et aimant. Le genre de personne sans problème, pour laquelle on ne s’attend pas au pire. Pour nous tous, la vie était normale malgré les menaces quotidiennes dont les civils étaient sujets. Et c’était l’une des plus grandes chances que nous avions. Ma soeur et moi allions en cours, mes parents travaillaient. La vie était normale, jusqu’à l’arrivée imprévisible d’Aurora Corporation dans notre vie.

A vrai dire, à l’époque, cette société de malheur ne portait pas un tel nom. Elle n’était encore qu’un prototype, bien des années avant l’apparition de l’officieuse d’aujourd’hui. Moi, je m’en foutais un peu. Comme tous les gosses, je voulais vivre tranquillement, et peu importait l’état du monde qui m’entourait. Je ne sais même plus quel âge j’avais à cette époque. Je devais à peine arriver à mes quatorze ans, peut-être moins, peut-être plus.

Et puis, il y a eu ce soir-là.

Ce soir où papa est rentré en arborant un air enthousiaste, tel que je ne le lui avais jamais vu. Il disait qu’il avait trouvé un nouveau travail, qu’on l’avait embauché pour un projet innovateur et révolutionnaire. Je me souviens seulement qu’il avait scandé son bonheur à travers toute la maison, à tel point qu’il avait réussi à transmettre sa bonne humeur à maman et à Liz. Au départ, j’étais également enthousiaste de cette promotion. C’était un grand homme, renommée dans la manipulation de la génétique humaine dans le simple but d’améliorer le quotidien de chacun. C’était un modèle d’humanisme, à tel point que j’avais été désireux de devenir comme lui à mon tour. Dans un monde où l’individualisme était plus que jamais prôné, il était parvenu à donner de l’espoir à des personnes dans le besoin. J’en étais admiratif. Et il y avait de quoi.

Pourtant, l’idée de sa promotion m’avait laissé perplexe. Il n’avait pas donné plus de détails quant à ses nouvelles fonctions, répétant simplement qu’il sauverait enfin l’humanité de son propre Enfer. Il était heureux comme il ne l’avait jamais été. Au fond de moi, je sentais bien que quelque chose n’allait pas. D’une part par ce manque suspect d’informations, d’autre part par l’étrange attitude de mon père. Ses gestes, son regard, son sourire... clairement, il y avait quelque chose qui coinçait. Et pendant un moment, je me suis dis qu’il ne devait s’agir que de mon imagination, puisque ma mère semblait n’avoir rien remarqué. Lorsqu’il parlait de son travail, il était bizarre. Ailleurs. Il n’était plus la personne attentionnée que je connaissais, il ressemblait à l’un de ses fous qui semblait convaincu qu’une nouvelle ère était proche. Au début, ce changement de personnalité ne durait qu’un très court laps de temps. Très peu pour que l’on ne se doute véritablement de quelque chose.

Moi, comme un sinistre abruti, je ne me doutais de rien. Parce que je ne pouvais pas imaginer un seul instant que mon père égalerait les pires monstres que l’Humanité a pu connaître.


Jeremy s'évapore en Grey.

Fight like you'll never die, fight to stay alive
Fight to raise the crown, fight to take them down
Fight like you're gods and monsters, because you want to
To save a life, fight for you and I.


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Âge : 38
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Matricule : Scientifique
Profession : Rénégat
Analyses : 89
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Mer 6 Jan 2016 - 18:57
Je suis Jameson Arkeley, l'un des plus grands cerveaux de la planète en ce qui concerne la manipulation de la génétique. Je suis l'inventeur de nombreuses innovations qui ont permis de rendre le monde chaque jour un peu meilleur, chacune de mes idées sauvait des vies et facilitait le quotidien ! En tant que personne passionné j'aurais tout sacrifié pour atteindre un jour un rêve qui me tenait à cœur ; Je n'avais encore jamais fait de découverte réellement importante, et j'avais un jour l'espoir de changer la face du monde avec une de mes découvertes... Et si ce n'était pas moi, alors mon fils prendra la relève. Jeremy, ma fierté et mon sang. Un petit génie dotée lui aussi de formidable capacités intellectuelle, étudiant dans la médecine et pour qui j'avais espoir qu'il reprenne un jour mes recherches et m'égale... Voir même me surpasse !

Mais un jour, mon souhait qui aurait dû se réaliser par les yeux de mon fils, me fût glisser entre les doigts par un simple coup de fil sur mon téléphone personnel

-Jameson Arkeley, j'écoute ?

-M. Arkeley ? Ahaha ! Merveilleux ! Vous auriez deux minutes à m'accorder ?

-C'est que je suis sur mes horaires de travail... Les règles de bienséances ne veulent-elles pas que vous vous présentiez en premier lieu ?

-Oui bien sur veuillez m'excuser mais je suis tellement enthousiaste ! Je suis M. Helm, directeur de Aurora corporation.

-... 30 secondes

Je marquais un blanc. Aurora corporation. Une société à naissante dans la recherche technologique de pointe, elle disposait d'un capital encore jamais vu dans le monde et même si elle était encore une SARL elle détenait des locaux spacieux, à la pointe de la technologie, et un avenir qui s'annonçait prometteur. Je sortais du laboratoire où je me trouvais, la nuit pointait le bout de son nez et le froid nocturne me mordait avec violence. Mais je ne pouvais pas laisser passer cette occasion ! Je reprenais la conversation

-Je suis à vous. Pourquoi un des hommes les plus influents de ce monde est au bout de la ligne d'un modeste chercheur ?

-Modeste chercheur ? Ne soyez pas aussi humble M. Arkeley ! Je sais qui vous êtes et vous vous doutez de pourquoi je vous contacte !

-Veuillez aller droit au but je suis pressé je vous prie.

-Vous n'y allez pas par quatre chemins pas vrai ? Je veux vous engager. Je veux que vous effectuiez  soyez un chef de laboratoire de mon projet secret ''Cobayes''. Je sais que le milieu de la génétique est peu gratifiant pour le travail fourni pas vrai ? Lâchez donc votre scalpel bas de gamme et rejoignez Aurora corporation je vous promet que vous n'aurez plus jamais à vous souciez de la façon de nourrir votre famille, et je vous offrirais tout ce que vous désirez pour vos recherches. Vous ne serez plus dénigré par les lois et la justice de ce pays, à Aurora on peut se permettre beaucoup de choses vous savez ?... Vraiment beaucoup de choses...

''Beaucoup de choses'' ? Je ne voyais pas vraiment de quoi il parlait mais à cet instant même je n'avais même pas réfléchis et j'acceptais aussi vite la proposition et nous fixions un rendez-vous aussi vite.
Le soir même j'annonçais la nouvelle à ma famille dans une joie rarement éprouvée.
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Helm était en face de moi, il n'avait rien de l'image chaleureuse que je m'étais fait de lui au téléphone. Il était sévère et l'état de son bureau était irréprochable, presque brutal. Il fumait un gros cigare qui empestait la pièce. Il prenait en premier la parole d'une voix grave terni par les années à fumer du tabac alors que je finissais de lire le contrat


-Vous saisissez les grandes lignes ?

Évidemment, je savais lire, mais j'avais vraiment du mal à réaliser ce que j'étais en train de lire. Si c'était une blague elle était vraiment de mauvais goût car j'avais démissionné juste la veille !

-Je... Je comprends. Mais... Êtes-vous sur que ce soit bien... Légal ?

Un sourire sarcastique montrait un homme qui au final était méprisable et sûr de lui.

-Qui s'en soucie ?

Il était donc sérieux.
Le projet ''cobaye'', de la génétique poussé à l'extrême, il consistait en quelque chose de simple mais à la fois compliqué...

-Créer des armes humaines ?...

-Exact.

-J'ai bien peur de devoir refuser votre monsieur je pense que...

-Regardez un instant autour de vous monsieur.

-Pardon ?

-La 3ème guerre mondiale approche, le capitalisme arrive à sa fin, les règles de ce monde s’effondre , le futur est incertain... La france... La france ne possède pas un grand territoire, en quelques années seulement nous avons perdu notre statut de pays puissant. Vous savez ce que ça veut dire. Lorsque le conflit éclatera ; ce qui est en train de se produire ; nous serons broyés comme des cafards par les superpuissances mondiales qui tenteront de survivre à leurs propre extinction et vu l'état des choses nous ne sommes même pas sur que les pays se détruiront de l'intérieur.

-L'apocalypse hein ?

-Exact. L'apocalypse n'est pas de ces choses que l'on voit dans les films comme une montée des eaux ou une météorite. L'apocalypse, la vraie, c'est l'homme en lui même. Notre propre système est en train de nous bouffer. Je souhaite, par le biais du projet ''cobaye'', créer des armes uniques en leurs genres qui nous permettra non seulement de faire résister notre nation mais aussi à long terme de devenir la véritable police du monde. Fini la suprématie américaine et Russe. Maintenant c'est à notre tour de sortir du lot et je vois déjà le nom qui s'affichera comme le garant de la paix dans le monde : Jameson Arkeley.

Son argumentation était simpliste mais dans les grandes lignes je pensais plus ou moins la même chose. A vrai dire, faire des expériences sur des humains ne me dérangeait pas vraiment tant que cela n'était pas dangereux pour leurs vies. J'acceptais non sans une petite pointe au cœur, une petite peur d'avoir sacrifié une petite part de mon humanité.
Helm semblait satisfait, se levait, ouvrait la porte de son bureau. Deux personnes attendaient devant cette dernière : Un garde, et une autre personne visiblement sous l'effet d'une drogue quelconque puisqu'elle était complètement amorphe. Helm tapait l'épaule du drogué.

-On lui à administré une dose de calmant (visiblement pas qu'une pensais-je), il est tout ce qu'il y a de plus humain. Je vous présente donc votre premier patient : Reyes Bias. Demain vous vous occuperez de lui.

Nous échangeâmes ensuite quelques mots et je sortais de l'Aurora pour rejoindre ma famille.
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3ème semaine.

Ce qui m'inquiétais tellement au début est devenu réalité : pour moi les cobayes ne sont plus humains et je suis en train de faire des choses horribles. Reyes est extrêmement résistant je suis étonné qu'il soit encore en vie. Les autres membres de la corporation me jugent. Mais qui s'en soucie ? Aucun d'entre eux n'a encore de résultat alors que je progresse à une vitesse incroyable. J'ai l'impression que Reyes sera un échec. Mais qui s'en soucie ? Il fait ça pour le bien de l’humanité après tout. Je m'étonne moi même à penser ça alors que je passe dans le couloir où les nouveaux cobayes arrivent par dizaines. J'étais peut-être trop gentil avant ? Cette petite perte d'humanité est nécessaire je suppose quand on s'améliore dans le milieu de la génétique... Je veux dire... C'est pas comme si j'avais tué quelqu'un encore !
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1 mois.

Alors que je discute avec ma femme des dernières actualités autour d'un bon repas je remarque le pesant regard de mon fils. Il a toujours eu un caractère méfiant... Je ne lui ai jamais parlé en détail de l'Aurora, il ne savait même pas ce que j'y faisais. Il ne pouvait pas savoir de toutes façons. Il irait certainement en parler à ces collègues d'université et la police pourrait s'en prendre à la Corporation. Je me sentais quelques peu coupable, mais il était encore trop jeune pour comprendre. Je décidais tous de même d'initier la conversation

-Que se passe-t-il Jérem ? Des problèmes dans tes cours de génétiques peut-être ?




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Jeremy Arkeley
Anarchiste
Âge : Près de la vingtaine.
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Double-Identité(s) : Rhyme West.
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Sam 13 Fév 2016 - 16:08

- Non, tout va très bien.

La réponse avait été sèche, malgré le peu d’effort que j’avais pu arborer. En remarquant le regard lourd de sous-entendus de ma mère, je poussai un léger soupir avant de poursuivre sur ma lancée, en tapotant ma fourchette contre mon assiette.

- Mon enseignant m’a aimablement donné un délai pour poursuivre mon dossier sur la manipulation génétique, alors que je ne suis pas censé m’y intéresser au vu de mon niveau d’études.

Je savais qu’il était fier de mes initiatives. Et bien que je sois particulièrement heureux d’avoir une importance telle à ses yeux, ma méfiance quant à son « nouveau travail » n’avait pas baissé d’un pouce. J’ignorais ce qu’il y faisait, et bien qu’il s’était plus d’une fois vanté d’avoir la possibilité de changer la donne du monde, il n’avait jamais donné plus de détails quant à son activité. Certes, il était tenu au secret professionnel. Mais si ses petites manies qu’il ne possédait pas auparavant n’étaient pas présentes, je ne m’en serais pas plus inquiété. Tout comme le fait que je ne trouvais aucune information en me renseignant du mieux que je puisse sur cette « Aurora Corporation ». Mêmes mes connaissances haut-placées qui fréquentaient mon université restaient vagues sur ce sujet.

Mais bon. A chaque fois que j’abordais ce sujet, j’avais droit au regard dur de ma mère ou à la présence de ma petite soeur, qui n’était pas en âge de comprendre ce qui se passait. Et je n’avais pas envie de l’inquiéter plus qu’il n’était nécessaire. Au fil des événements, j’avais pris l’habitude de laisser couler, et de me dire que je m’inquiétais peut-être de trop. Mon père n’était pas stupide. Et j’étais persuadé qu’il ne se laisserait pas entraîner dans des magouilles que je n’osais pas imaginer.

Il était un humaniste, après tout.


~


Le temps est relatif. Il n’a pas la même signification pour les gens et les lieux éparpillées sur son fil éternel.
Pour moi, ils se comptaient en seconde, et passaient plus vite que je ne l’escomptais. Pour ma famille, les dernières années qui venaient de s’écouler signait une longue descente en Enfer. Mais qui aurait pu le remarquer ? Personne. Pas même mon père.

L’argent n’était pas la cause de mes craintes grandissantes. Bien qu’il rentrait à flot sans que je ne le comprenne, j’avais l’impression que mon environnement s’assombrissait au fil des jours. Au début, tout allait bien. Il m’arrivait même que mon père me demande de l’assister dans son travail. Ce devait être une manière comme une autre de sa part de se faire pardonner de ce qu’il ne nous disait pas. Seulement, les choses changèrent rapidement : il rentrait tous les jours, puis une fois par semaine, jusqu’à ne passer qu'une fois par mois. Voire plus. A chaque fois, il m’inquiétait, tant je ne le reconnaissais plus. Ses traits étaient de plus en plus marqués par des sentiments que je ne lui avais jamais connu. Quelque chose qui ressemblait à de la folie. Les premiers temps, je n’y avais pas fais attention. Du moins, jusqu’à ce que Liz me fasse remarquer la disparition de ses deux chats. C’était plutôt anodin, mais cette situation m’a quand même décidé à enquêter le plus discrètement que je puisse. Pourtant, en une semaine, je n’obtins rien. Mes questions n’obtenaient aucune réponse, et beaucoup de personnes de mon université me conseillaient d’abandonner sans que je ne comprenne pourquoi. Les choses auraient sans doute été différentes si je n’avais pas été aussi obstiné.

Ce n’était pas la première fois que je séchais les cours ces derniers jours, et sans doute pas la dernière. C’est la réflexion que je m’étais faite un soir, en rentrant chez moi. Je marchai lentement, les mains dans les poches, préoccupé par le peu d’informations que j’avais pu entendre dans mon entourage quotidien. Le peu que j’apprenais ne m’aidait pas à être rassuré sur les agissements de mon père. C’est vrai que ce n’était pas mes affaires, loin de là. Mais j’étais beaucoup trop têtu pour me l’admettre, d’autant plus que mon instinct me dictait bien que quelque chose n’allait pas. Mais je fus extirpé de mes pensées lorsque j’entendis un bruit sourd provenir de mon dos, suivi d’une voix qui ne m’était pas familière.

- Jeremy Arkeley.

Surpris, je me tournai et observai la personne qui se tenait à quelques mètres de moi. Au vue de la dégaine de la personne, tassée sur elle-même, je supposai rapidement qu’il s’agisse d’un vagabond. Ou d’un dealer, au choix. Pourtant, je me décidai quand même à engager la conversation à mon tour. A vrai dire, je ne le connaissais pas cette personne, et la curiosité surpassait ma méfiance dans ce genre de cas.

- Salut. On se connait ?


Jeremy s'évapore en Grey.

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Reyes De Pourpre
Ennemi Public
Âge : 22
Masculin
Matricule : Cobaye
Profession : Dealer de drogue
Analyses : 46
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Lun 28 Mar 2016 - 0:47
La malédiction des Arkeley
Reyes Morisaki


Il y a des choses propres aux humains, des choses ancrés au plus profond d'eux, des sentiments primitifs que nous ne pouvons réprimer qu'au prix d'efforts monstrueux. Si j'étais le genre de personne prête à faire des efforts ? Héhéhé... Bien sur que non. Aujourd'hui je me trouvais sur un toit dans l'attente de ma proie. Ce qui m'animais n'étais pas les meilleures intentions du monde mais plutôt un profond désir de vengeance de celui qui m'avait jeté comme un vulgaire chiffon. Mon évasion était encore fraîche et dans un premier lieu je m'étais demandé si je devais retrouver l'amie de Lizéa afin de renouer avec mon passé pour me permettre de m'excuser de l'avoir indirectement tué... Ou si je devais me comporter comme un parfait connard et semer la discorde pour observer le monde brûler... Le choix n'avait pas vraiment été dur à faire. J'ai autre chose à foutre, faire le Christ n'était clairement pas dans mes gênes.
Ma cible était là, en contrebas, je devais le tuer. Ca ne me plaisait pas vraiment mais je n'avais trouvé que ça pour le faire souffrir. Lui enlever tout ceux à quoi il tenait... Ce connard tenait-il seulement encore à ses propres enfants ? Cette question ne m'avait jamais heurté l'esprit, peut-être parce-que j'étais trop occupé à me défoncer à grand coup de D&D mais je venais de me rendre compte que j'étais certainement en train de faire une erreur. Perplexe, je me penchais encore un peu pour voir l’adolescent... je ne me rendais compte qu'un peu trop tard que je m'étais possiblement penché un peu trop, c'est à dire lorsque mon corps heurtait avec violence le sol quelques étages plus bas... Si je n'avais pas été sous l'effet de la pourpre à cet instant précis... Je serais certainement mort. Comme d'hab quoi.


-Jeremy Arkeley


Je me relevais en vitesse alors que le jeune Arkeley se retournait pour voir de quoi il en retournait. Son air surpris était compréhensible mais la façon dont il me dévisageait était beaucoup plus désagréable... Comme si j'avais l'air suspect. Connard pathétique que tu es Jeremy Arkeley. Tu l'ignores encore, mais je t'ai ajouté sur l'échiquier du chaos à l'instant même où tu a posé les yeux sur moi... Tu es peut-être même une pièce encore plus importante que moi. Grâce à moi, tu vas connaitres l'enfer. Tu ne me remercieras jamais assez.


-Salut, on se connaît ?


Je fixais mon nouveau jouet. Je n'allais pas le tuer. Je pouvais voir dans ses yeux de la joie, de l'amour, et de l'ignorance. C'était un beau garçon, promis à un avenir formidable, née dans une famille formidable... Tout ce que je n'avais jamais eu. Je me ferais un plaisir de contempler sa fin ou sa transformation du haut d'une estrade avec du pop-corn.
J'agrippais le col du jeune homme qui réagit avec une vitesse déconcertante en tentant de se défaire de ma prise mais j'étais bien plus réactif que lui. Voyant qu'il s'apprêtait à se débattre je le projetais contre un mur et le relevait pour l'étouffer. Ses deux mains agrippèrent mon bras gauche et l'incompréhension dans ses yeux se lisait avec facilité.


-Toi et moi, on doit parler.


J'enfourchais l'intégralité de ma main libre dans ma bouche dans un spectacle répugnant. Je pouvais sentir le liquide se répandre dans ma gorge à une grande vitesse tandis que les pieds de Jeremy tapaient dans le vide à la recherche d'un support. Il réfléchissait vite et bien... Mais il réfléchissait comme un humain. Il ne connaissait que des choses humaines. Aujourd'hui, il allait grandir, il allait devenir plus grand que n'importe quel adulte.
Quand j’eus ingéré suffisamment de drogue... Je sautais. Le bond était gigantesque. Dans l'air Jeremy ouvrit grand les yeux pour exprimer sa surprise totale. Finalement nous nous retrouvions sur le même bâtiment dont j'étais tombé. 4 étages plus haut. Je jetais Jeremy au sol qui se retournait prestement, oscillant entre terreur et fascination.


-Comment se fait-il qu'un homme puisse sauter aussi haut te demandes-tu ? Je ne le sais pas moi même. Par contre... Ton père s'y connaît très bien.


Jeremy Arkeley. Beau garçon, intelligent, fais des études, à des moyens, promis à un avenir radieux... Du moins... Jusqu'à cette rencontre.





-Ce n'est pas de la drogue ! C'est parfaitement naturel !-
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